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	<title>Mangas/BD/Comics &#8211; La Bouilloire Magique</title>
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		<title>C&#8217;est toi ma maman ? d&#8217;Alison Bechdel</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2024/11/cest-toi-ma-maman-dalison-bechdel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Nov 2024 13:24:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Alison Bechdel]]></category>
		<category><![CDATA[C'est toi ma maman ?]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman-211x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-14479" /></a><strong>Quatrième de couverture :</strong> Alison Bechdel tourne le scanner ravageur de sa lucidité et de son humour vers sa mère : lectrice vorace, mélomane invétérée, ardente actrice amateur. Mais aussi, épouse infortunée d’un gay du placard, mère dont les aspirations artistiques ont bouleversé l’existence de sa fille, mais qui a cessé de la toucher et de l’embrasser à l’âge de sept ans. Retour sur les replis d’une enfance singulière.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-14479" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman-211x300.jpg 211w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman-400x569.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman.jpg 562w" sizes="(max-width: 211px) 100vw, 211px" /></a><strong>Quatrième de couverture :</strong> Alison Bechdel tourne le scanner ravageur de sa lucidité et de son humour vers sa mère : lectrice vorace, mélomane invétérée, ardente actrice amateur. Mais aussi, épouse infortunée d’un gay du placard, mère dont les aspirations artistiques ont bouleversé l’existence de sa fille, mais qui a cessé de la toucher et de l’embrasser à l’âge de sept ans. Retour sur les replis d’une enfance singulière.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong> J&rsquo;ai lu <a href="https://www.bouilloiremagique.net/2024/01/fun-home-dalison-bechdel/"><em>Fun Home</em></a> en début d&rsquo;année et il m&rsquo;avait laissée sur une impression mitigée. J&rsquo;avais aimé le parcours de découverte de l&rsquo;homosexualité de l&rsquo;autrice, la quête du père et la révélation du secret de famille associé, mais j&rsquo;avais trouvé l&rsquo;ensemble décousu et parfois difficilement accessible à cause des références littéraires trop américano-américaines. De toute évidence, ça ne m&rsquo;a pas empêchée de poursuivre le périple avec le tome dédié à sa mère.</p>
<p>Première bonne surprise : cette fois, c&rsquo;est cadré. Même si la chronologie des événements n&rsquo;est pas toujours respectée, c&rsquo;est beaucoup plus facile à suivre.<br />
Deuxième bonne surprise : les livres cités et tous les extraits sont beaucoup plus pertinents et s&rsquo;intègrent de façon plus logique à l&rsquo;histoire.</p>
<p>Ce tome parle à la fois de la mère d&rsquo;Alison Bechdel et du parcours psychanalytique et introspectif de l&rsquo;autrice. C&rsquo;est sans doute plus ardu et moins drôle à lire que le premier livre et je comprends que certaines personnes aient pu être rebutées. Pour ma part, je l&rsquo;ai trouvé bien plus prenant, notamment parce que l&rsquo;autrice a plus de recul sur son histoire personnelle et a plus d&rsquo;outils pour l’analyser. Elle a également une écriture plus mature.</p>
<p>En partant à la recherche métaphorique de sa mère et donc d&rsquo;elle-même, elle découvre l&rsquo;existence des écrits et théories psychanalytiques de Donald Winnicott, à qui on doit les notions de vrai et faux self, de miroir de la mère, d&rsquo;objets transitionnels et pas mal de travaux sur la construction de l&rsquo;enfant, en particulier à travers la relation à la mère et à la famille. De là, elle tisse tout un parallèle dans lequel se disent beaucoup de choses profondes.</p>
<p>Je ne pensais pas écrire un jour un avis faisant de la publicité pour la psychanalyse, alors que je ne suis pas particulièrement réceptive habituellement, mais là, j&rsquo;avoue que les apports de Winnicott sont très éclairants. Cette lecture a nourri mes propres réflexions sur plein de plans, ce qui explique sans doute pourquoi j&rsquo;ai autant apprécié ce tome.</p>
<p>En parallèle de sa quête de mère, elle parle aussi de ses relations avec ses compagnes successives et de l&rsquo;évolution de sa carrière dans la BD. Il y a d&rsquo;ailleurs une mise en abyme, puisqu&rsquo;elle relate l&rsquo;écriture de <em>Fun Home</em>. Chose encore plus curieuse, cette BD est sortie peu de temps avant la mort de sa mère.  </p>
<p>Autre aspect intéressant qu&rsquo;il faut aller lire un peu plus entre les lignes, c&rsquo;est qu&rsquo;Alison Bechdel est neuroatypique. Elle mentionnait déjà ses TOC dans le premier tome, ici, elle glisse subrepticement le fait qu&rsquo;elle a un TDAH. Avec une narration qui montre tout et dit tout, on ne va pas se mentir, ça résonne parfois fort quand on est soi-même en décalage.</p>
<p><em>C&rsquo;est toi ma maman ?</em> n&rsquo;est pas une BD qu&rsquo;on lit pour se détendre un soir au coin du feu et je ne la recommanderais pas à tout le monde. Sa lecture prend du temps et peut remuer un peu, mais ça vaut vraiment le coup si vous vous étiez senti quelques affinités avec l&rsquo;autrice dans <em>Fun Home</em>. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nagasaki d&#8217;Agnès Hostache, d&#8217;après le livre d&#8217;Eric Faye</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2024/11/nagasaki-dagnes-hostache-dapres-le-livre-deric-faye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 16:57:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Hostache]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Faye]]></category>
		<category><![CDATA[Nagasaki]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki-212x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-14470" /></a><strong>Quatrième de couverture :</strong> Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. Cet homme ordinaire rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n’a pas d’odeur, sauf celle de l’ordre et de la mesure.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-14470" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki-212x300.jpg 212w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki-400x567.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki.jpg 564w" sizes="(max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a><strong>Quatrième de couverture :</strong> Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. Cet homme ordinaire rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n’a pas d’odeur, sauf celle de l’ordre et de la mesure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong> Je suis tombée sur cette BD par hasard dans ma médiathèque et c&rsquo;est son titre qui a tout de suite attiré mon regard. Nagasaki a été un énorme coup de cœur lors de mon dernier voyage au Japon, la lire était donc une évidence. Je précise que je ne connaissais pas le livre d&rsquo;Eric Faye avant, même si l&rsquo;anecdote sur laquelle il se construit m&rsquo;a semblé familière. En tout cas, j&rsquo;ai été séduite par les quelques extraits repris sur les planches et je me laisserai sans doute tenter aussi à l&rsquo;occasion.</p>
<p><em>Nagasaki</em> est une BD dont il vaut mieux ne rien savoir avant de la commencer. D&rsquo;ailleurs, la quatrième de couverture fait très bien son boulot pour une fois. Je suis contente d&rsquo;avoir pu découvrir cette histoire assez dingue, basée sur un fait divers réel, dans de bonnes conditions. Difficile d&rsquo;en parler plus sans spoiler, je vais donc m&rsquo;attarder sur la mise en images réalisée par Agnès Hostache. Il y a une vraie rencontre entre le style graphique assez particulier de la dessinatrice et les mots de l&rsquo;auteur. Elle a su créer une belle ambiance, à la fois feutrée, poétique et au plus près de l&rsquo;humain. Je l&rsquo;ai lu en janvier 2024 et je garde pourtant encore le souvenir des émotions que j&rsquo;ai ressenties il y a presque un an : tristesse, solitude, inquiétude, injustice. C&rsquo;est dire si c&rsquo;est une lecture qui m&rsquo;a marquée. Même si la ville de Nagasaki n&rsquo;est pas si présente que ça au final.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Syndrome de l&#8217;imposteur : Parcours d&#8217;une interne en psychiatrie de Claire Le Men</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2024/01/le-syndrome-de-limposteur-parcours-dune-interne-en-psychiatrie-de-claire-le-men/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jan 2024 13:10:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Le Men]]></category>
		<category><![CDATA[Le Syndrome de l'imposteur]]></category>
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					<description><![CDATA[<img src="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/syndromedelimposteur-216x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-12360" /> <strong>Quatrième de couverture :</strong> Lucile Lapierre, jeune interne en médecine en proie à un sentiment maladif d'illégitimité, est affectée un peu par hasard à une unité pour malades difficiles d'un hôpital psychiatrique. Dans ce récit initiatique inspiré de son expérience personnelle, Claire Le Men dresse un portrait juste et drôle de l'institution psychiatrique et des personnages qui la peuplent. Ce faisant, elle fait voler en éclat nos présupposés sur la folie.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/syndromedelimposteur.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/syndromedelimposteur-216x300.jpg" alt="" width="216" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-12360" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/syndromedelimposteur-216x300.jpg 216w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/syndromedelimposteur.jpg 577w" sizes="(max-width: 216px) 100vw, 216px" /></a> <strong>Quatrième de couverture :</strong> Lucile Lapierre, jeune interne en médecine en proie à un sentiment maladif d&rsquo;illégitimité, est affectée un peu par hasard à une unité pour malades difficiles d&rsquo;un hôpital psychiatrique. Dans ce récit initiatique inspiré de son expérience personnelle, Claire Le Men dresse un portrait juste et drôle de l&rsquo;institution psychiatrique et des personnages qui la peuplent. Ce faisant, elle fait voler en éclat nos présupposés sur la folie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong> Il y a quelques années, j&rsquo;ai lu <em>H.P.</em>,la BD en deux tomes de Lisa Mandel sur les hôpitaux psychiatriques, qui couvre la période 1968 à 1982. Ça avait été fort instructif sur le fonctionnement de ces établissements avant la fin des traitements de choc et l&rsquo;arrivée de la psychologie. Aujourd&rsquo;hui, on sait que la psychiatrie ne va toujours pas bien, faute de moyens, comme tout le système de santé français à vrai dire. </p>
<p>Claire Le Men n&rsquo;aborde pas cet aspect-là dans sa BD, mais s&rsquo;attarde plus sur le service de l&rsquo;UMD (unité pour malades difficiles) qu&rsquo;elle intègre pour débuter son internat. Son syndrome de l&rsquo;imposteur est celui qu&rsquo;elle subit quand on l&rsquo;appelle « docteur », alors qu&rsquo;elle ne se sent pas encore légitime puisque toujours étudiante. Peu importe le cadre, c&rsquo;est un sentiment qui fera écho chez beaucoup de monde. Mais, finalement, de ce syndrome de l&rsquo;imposteur, elle n&rsquo;en parle pas tant que ça et surtout, elle n&rsquo;y trouve pas de solution à long terme, puisque l&rsquo;autrice n&rsquo;a jamais terminé ses études de médecine. </p>
<p>Peut-être que sa reconversion était une bonne idée, puisqu&rsquo;elle se sert de cette expérience pour en faire une sorte de journal de bord autofictionnel. Elle y raconte avec un ton très décalé son arrivée dans le service, ses interactions avec les collègues, les angoisses liées aux premières consultations et prescriptions, les parcours de soins en fonction des pathologies, etc. Certaines parties sont très intéressantes, mais laissent trop souvent un goût de pas assez.</p>
<p>Sur le moment, je sais que j&rsquo;ai pris plaisir à lire cette BD, même si je trouve l&rsquo;aspect graphique un peu âpre, mais au bout de quelques jours déjà, j&rsquo;ai dû mal à savoir de quoi l&rsquo;autrice voulait vraiment parler puisque son syndrome de l&rsquo;imposteur n&rsquo;est pas au centre du livre. J&rsquo;ai des souvenirs de certains passages, mais tout est en train de s&rsquo;effacer très vite. Contrairement à <em>H.P.</em> et Pâquerette le schizophrène qui sont toujours là dans un coin de ma tête. </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fun Home d&#8217;Alison Bechdel</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2024/01/fun-home-dalison-bechdel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jan 2024 18:14:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Alison Bechdel]]></category>
		<category><![CDATA[Fun Home]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome-211x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-12347" /></a> <strong>Quatrième de couverture :</strong> Une petite ville de Pennsylvanie, un salon funéraire : le Fun Home. Alison grandit dans ce cadre peu banal, entre secrets de famille et blessures cachées. Jusqu’à ce qu’elle découvre son homosexualité et en même temps celle du tyran charmant qu’est son père.

Cette plongée vertigineuse dans les non-dits d'une famille américaine est le prétexte à revisiter l'une des plus grandes révolutions du XXe siècle – celle des genres sexuels.
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-12347" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome-211x300.jpg 211w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome.jpg 400w" sizes="(max-width: 211px) 100vw, 211px" /></a> <strong>Quatrième de couverture :</strong> Une petite ville de Pennsylvanie, un salon funéraire : le Fun Home. Alison grandit dans ce cadre peu banal, entre secrets de famille et blessures cachées. Jusqu’à ce qu’elle découvre son homosexualité et en même temps celle du tyran charmant qu’est son père.</p>
<p>Cette plongée vertigineuse dans les non-dits d&rsquo;une famille américaine est le prétexte à revisiter l&rsquo;une des plus grandes révolutions du XX<sup>e</sup> siècle – celle des genres sexuels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong> Ça faisait un moment que je voulais lire une BD d&rsquo;Alison Bechdel (oui, oui, celle du test) et c&rsquo;est donc <em>Fun Home</em> qui a croisé mon chemin un peu par hasard. Son petit format m&rsquo;a tout de suite séduite. Je précise que je ne connaissais rien de la vie de l&rsquo;autrice avant d&rsquo;ouvrir ce livre. En dehors du fait qu&rsquo;elle est lesbienne, bien entendu.</p>
<p>Comme l&rsquo;indique la quatrième de couverture, le titre est directement inspiré par le lieu où a grandi Alison Bechdel. Sachant que <em>Six Feet Under</em> est la meilleure série de tous les temps selon moi, j&rsquo;arrivais en terrain connu. Sauf que cette maison funéraire n&rsquo;a finalement pas tant d&rsquo;importance que ça dans l&rsquo;histoire ; c&rsquo;est même presque curieux qu&rsquo;elle donne son titre à l&rsquo;ouvrage. Mais il y a une subtilité. <em>Fun Home</em> est en fait un livre consacré au père de l&rsquo;autrice dans lequel elle revient sur tous les questionnements qui ont fait surface après son décès brutal. Et elle découvre, à cette occasion, des choses pas si fun. Elle revient sur l&rsquo;ambiance à la maison, la relation entre ses parents, les incompréhensions sur le moment qui ont pris du sens avec le recul. Les souvenirs remontent de façon aléatoire parce qu&rsquo;elle est retombée sur un livre, sur une photo, sur un écrit. C&rsquo;est sans doute ce qui explique que la BD paraît si décousue, avec des passages qui se répètent, des sauts dans le temps, des choses qui sont posées là, sans en dire plus, mais qui soulèvent tant d&rsquo;autres questions. Ce travail rétrospectif auquel se livre l&rsquo;autrice n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs peut-être possible que quand la personne n&rsquo;est plus là pour répondre. </p>
<p>Pour être tout à fait honnête, je me suis ennuyée pendant une grande partie de ma lecture. Alison Bechdel part dans trop de directions différentes sans faire l&rsquo;effort de suivre un fil conducteur. Culturellement, j&rsquo;ai aussi été un peu larguée. Il y a beaucoup de références littéraires anglo-saxonnes citées que je n&rsquo;ai pas lues, même si j&rsquo;en connais les titres. Or, cette littérature-là est intrinsèque à sa relation avec son père. Je ne voyais pas ce que j&rsquo;allais pouvoir retirer de tout ça. Ce n&rsquo;est que vers la fin que j&rsquo;ai dû reconnaître qu&rsquo;elle avait réussi à reconstituer un portrait de son père qui venait répondre à ses interrogations et comment certains détails avaient en fait eu beaucoup d&rsquo;importance pour l&rsquo;aider à avancer dans sa vie. Découvrir que le mariage des parents était un mariage de convenance, que le père, homosexuel, avait des aventures avec d&rsquo;autres hommes, que certaines phrases n&rsquo;étaient pas innocentes, que si les choses s&rsquo;étaient déroulées autrement, il serait sans doute mort du SIDA ; tout ça, c&rsquo;est remettre sa vie en perspective et mieux savoir d&rsquo;où l&rsquo;on vient. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus intéressant que, pendant ce temps, l&rsquo;autrice découvrait sa propre homosexualité à une époque où elle pouvait faire le choix de la vivre et où elle trouvait des groupes auxquels s&rsquo;intégrer. L&rsquo;écho entre l&rsquo;histoire de son père et la sienne est évident. C&rsquo;est sans doute ce qui donne le plus de profondeur à cette BD au final.  </p>
<p>Aussi mitigée que je puisse être après la lecture de <em>Fun Home</em>, si j&rsquo;ai l&rsquo;occasion de lire <em>L&rsquo;Essentiel des gouines à suivre</em> et <em>C&rsquo;est toi, ma maman&nbsp;?</em>, la BD consacrée à sa mère, je pense que je me laisserai tenter. Même si je n&rsquo;aime pas trop la forme chaotique, la puissance de l&rsquo;analyse derrière mérite le détour.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lupin III : Anthology de Monkey Punch</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2022/07/lupin-iii-anthology-de-monkey-punch/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jul 2022 14:13:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis tramés]]></category>
		<category><![CDATA[Anthology]]></category>
		<category><![CDATA[Lupin III]]></category>
		<category><![CDATA[Monkey Punch]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.bouilloiremagique.net/?p=11937</guid>

					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/lupin3.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/lupin3-211x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-11938" /></a><strong>Présentation de l'éditeur</strong> : La série Lupin III de Monkey Punch a marqué l’histoire du manga et influencé toute une génération d’auteurs de mangas et d’animés. Retrouvez dans cette anthologie tous les meilleurs moments des aventures cultes du plus célèbre des voleurs aux multiples visages ! Au travers de onze histoires courtes, sélectionnées avec soin par le dernier éditeur de l’auteur, vous êtes conviés à pénétrer cet univers énergique, loufoque, iconoclaste, parfois déconcertant, mais assurément réjouissant !]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/lupin3.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/lupin3-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-11938" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/lupin3-211x300.jpg 211w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2022/07/lupin3.jpg 476w" sizes="(max-width: 211px) 100vw, 211px" /></a><strong>Présentation de l&rsquo;éditeur</strong> : La série Lupin III de Monkey Punch a marqué l’histoire du manga et influencé toute une génération d’auteurs de mangas et d’animés. Retrouvez dans cette anthologie tous les meilleurs moments des aventures cultes du plus célèbre des voleurs aux multiples visages ! Au travers de onze histoires courtes, sélectionnées avec soin par le dernier éditeur de l’auteur, vous êtes conviés à pénétrer cet univers énergique, loufoque, iconoclaste, parfois déconcertant, mais assurément réjouissant !</p>
<hr />
<p><strong>Avis</strong> : Petite, je regardais <em>Edgar, le détective cambrioleur</em> ; avec un regard d&rsquo;enfant, il va sans dire. Plus tard, je n&rsquo;ai pas vraiment raccroché les wagons et je n&rsquo;ai vu aucun des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lupin_III">films et OAV les plus célèbres</a>. Non, pas même <em>Le Château de Cagliostro</em>. Par contre, j&rsquo;ai beaucoup apprécié le <em>Lupin III: The First</em> de 2019 à la CGI très léchée. La sortie chez Kana de cette anthologie me paraissait donc une bonne occasion de renouer avec le personnage qui avait bercé mon enfance. Et quelle déception ! Certes, Lupin fait partie de l&rsquo;histoire du manga, il est très représentatif de ce qui pouvait se faire dans les années 70 et, à ce titre, en effet, il faut le lire. Pour la culture, comme on dit. Pour ce qui est du plaisir de lecture par contre, c&rsquo;est une autre histoire. Si cette sélection est représentative du reste du manga, je m&rsquo;arrêterai définitivement là. C&rsquo;est non seulement très daté (comme Go Nagai), mais en plus plutôt mal dessiné. La lisibilité est plus que limite avec des personnages que l&rsquo;on distingue parfois à peine les uns des autres, et le découpage est fait à la serpette. Je n&rsquo;ai même pas éprouvé ce plaisir de la découverte associé à la curiosité, comme ça avait pu être le cas avec <em>Cutie Honey</em> de Nagai justement (très daté aussi). J&rsquo;ai juste eu envie d&rsquo;arriver très vite au bout et de passer à autre chose. </p>
<p>Bien sûr, il faut le replacer dans son contexte et prendre de la distance, mais le traitement des personnages féminins, souvent objets et à poil, va bien au-delà de la blague potache et n&rsquo;est pas loin du paillasson avec son lot de « non ! » dont les personnages masculins s&rsquo;accommodent très bien. Grincement de dents. Remettre dans le contexte. Ouais, non, ça passe plus du tout. Certes, l&rsquo;histoire du manga, mais c&rsquo;est très bien que ça soit dans le passé tout ça. Heureusement que l&rsquo;animation a su lisser un peu certains aspects du manga et jouer sur d&rsquo;autres codes.</p>
<p>À lire pour enrichir sa culture manga, mais si vous n&rsquo;avez pas cette curiosité-là, passez votre chemin. C&rsquo;est vraiment une anthologie dispensable. </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trop n&#8217;est pas assez d&#8217;Ulli Lust</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2021/07/trop-nest-pas-assez-dulli-lust/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jul 2021 16:13:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Trop n'est pas assez]]></category>
		<category><![CDATA[Ulli Lust]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/07/tropnestpasassez.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/07/tropnestpasassez-221x300.jpg" alt="" width="100" class="left size-medium wp-image-11228" /></a>Présentation de l'éditeur :  Au cours de l'été 1984, deux jeunes punks autrichiennes, Ulli et Edi, décident sur un coup de tête de partir pour l'Italie, sans papiers d'identité, avec pour seul bagage leur sac de couchage et les vêtements qu'elles ont sur le dos. Leur périple durera des mois, et les mènera de Vienne à Naples, en passant par Vérone et Rome, pour terminer en Sicile. Trop n'est pas assez est le récit autobiographique de cette aventure, des quelques bonnes rencontres et des très nombreuses galères d'Ulli et Edi, qui continuèrent leur voyage jusqu'au bout, envers et contre tout.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/07/tropnestpasassez.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/07/tropnestpasassez-221x300.jpg" alt="" width="221" height="300" class="left size-medium wp-image-11228" /></a><strong>Présentation de l&rsquo;éditeur</strong> :  Au cours de l&rsquo;été 1984, deux jeunes punks autrichiennes, Ulli et Edi, décident sur un coup de tête de partir pour l&rsquo;Italie, sans papiers d&rsquo;identité, avec pour seul bagage leur sac de couchage et les vêtements qu&rsquo;elles ont sur le dos. Leur périple durera des mois, et les mènera de Vienne à Naples, en passant par Vérone et Rome, pour terminer en Sicile. Trop n&rsquo;est pas assez est le récit autobiographique de cette aventure, des quelques bonnes rencontres et des très nombreuses galères d&rsquo;Ulli et Edi, qui continuèrent leur voyage jusqu&rsquo;au bout, envers et contre tout.</p>
<p><strong>Avis </strong>: Pourquoi faire les chose dans l&rsquo;ordre quand on peut les faire dans le désordre ? J&rsquo;ai donc lu <a href="https://www.bouilloiremagique.net/?p=11176"><em>Alors que j&rsquo;essayais d&rsquo;être quelqu&rsquo;un de bien</em></a> avant <em>Trop n&rsquo;est pas assez</em>, mais comme l&rsquo;autrice fait bien son travail de narratrice, ça n&rsquo;a pas vraiment d&rsquo;importance à la fin. Les deux histoires parlent de deux moments distincts de sa vie et il n&rsquo;y a que quelques allusions au premier dans le second. Par contre, les deux ont une construction assez similaire : un résumé qui ne révèle rien, un début où on ne sait pas trop où on va et une grosse bonne claque au milieu. La suite, c&rsquo;est un livre qui colle au doigt jusqu&rsquo;à la dernière page et provoque souvent des nausées de dégout. Comment ce monde a-t-il pu exister ? Comment ce monde peut-il encore persister ? Comment ne pas avoir la rage ? Ulli Lust a vécu un paquet de choses compliquées (doux euphémisme) et elle a eu tellement raison de les raconter. Sa parole est à la fois celle d&rsquo;une femme parmi tant d&rsquo;autres, mais aussi, ici, celle d&rsquo;un témoin d&rsquo;une époque. Comme pour son autre roman graphique, j&rsquo;en dis trop mais volontairement pas assez. Il faut lire Ulli Lust, même si son dessin rebute un peu au début. </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>L&#8217;Homme qui tua Nobunaga, tome 2 d&#8217;AKECHI Kenzaburo et TODO Yutaka</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2021/03/lhomme-qui-tua-nobunaga-tome-2-dakechi-kenzaburo-et-todo-yutaka/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2021 08:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis tramés]]></category>
		<category><![CDATA[Kenzaburo Akechi]]></category>
		<category><![CDATA[L'Homme qui tua Nobunaga]]></category>
		<category><![CDATA[Yutaka Todo]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/03/9782413028130-001-X.jpeg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/03/9782413028130-001-X-211x300.jpeg" alt="" width="100" class="left size-medium wp-image-11186" /></a> <strong>Quatrième de couverture</strong> : Ce récit met en lumière une nouvelle thèse qui bouleverse tout ce que vosu pensiez savoir au sujet de la vie d'Akechi Mitsuhide. L'histoire que nous connaissons tous serait-elle un mensonge ? Animés par une volonté commune d'imposer la paix au sein de l'empire, Oda Nobunaga et Akechi Mitsuhide traversent ensemble les combats et les difficultés qui se dressent sur leur chemin. Cette fresque historique soigneusement documentée s'intéresse cette fois aux premières années de collaboration entre ces deux figures nimbées de mystères.
Suivez le fil de leurs destins entremêlés jusqu'au fatidique incident de Honnôji, l'énigme la plus opaque et marquante de l'Histoire du Japon. Après plus de quatre siècles, le voile est enfin levé sur les nombreux mystères qui planaient encore au-dessus de cet événement historique.  ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/03/9782413028130-001-X.jpeg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/03/9782413028130-001-X-211x300.jpeg" alt="" width="211" height="300" class="left size-medium wp-image-11186" /></a> <strong>Quatrième de couverture</strong> : Ce récit met en lumière une nouvelle thèse qui bouleverse tout ce que vous pensiez savoir au sujet de la vie d&rsquo;Akechi Mitsuhide. L&rsquo;histoire que nous connaissons tous serait-elle un mensonge ? Animés par une volonté commune d&rsquo;imposer la paix au sein de l&#8217;empire, Oda Nobunaga et Akechi Mitsuhide traversent ensemble les combats et les difficultés qui se dressent sur leur chemin. Cette fresque historique soigneusement documentée s&rsquo;intéresse cette fois aux premières années de collaboration entre ces deux figures nimbées de mystères.<br />
Suivez le fil de leurs destins entremêlés jusqu&rsquo;au fatidique incident de Honnôji, l&rsquo;énigme la plus opaque et marquante de l&rsquo;Histoire du Japon. Après plus de quatre siècles, le voile est enfin levé sur les nombreux mystères qui planaient encore au-dessus de cet événement historique.  </p>
<p><strong>Note</strong> : Service presse critiqué pour le compte de <a href="https://www.bit-lit-leblog.com/2021/03/lhomme-qui-tua-nobunaga-tome-2-dakechi.html">RCS</a>.</p>
<p><strong>Avis</strong> : Après la rencontre et la mise en place de la relation entre Oda Nobunaga et Akechi Mitsuhide dans le tome un, ce deuxième opus s&rsquo;intéresse plus particulièrement au grand stratège militaire qu&rsquo;était Oda Nobunaga. C&rsquo;est donc l&rsquo;occasion d&rsquo;assister à de grandes batailles contre des ennemis coriaces, à des sièges, à des retournements de situations et surtout à l&rsquo;ascension de Nobunaga qui a toujours pour objectif d&rsquo;unifier le Japon. Jusqu&rsquo;à ce que se glisse une autre petite idée dans les dernières pages qui pourrait expliquer pourquoi Akechi Mitsuhide l&rsquo;aurait trahi&#8230; Ou comment créer en seulement une page rudement efficace une réelle attente pour le tome 3. </p>
<p>Le temps d&rsquo;une courte pause dans le déroulement des événements, la seconde moitié du volume se fait quant à elle plus intime et replonge dans l&rsquo;histoire d&rsquo;Akechi Mitsuhide et de sa femme Hiroko, qui l&rsquo;accompagna durant 50 ans. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de s&rsquo;attarder sur les belles valeurs ancrées dans ce personnage : fidélité, sensibilité, intelligence, pugnacité et de continuer à souligner cet écart entre sa vie, son œuvre et cet acte unique de trahison inexpliqué et remis en question par son descendant. </p>
<p>L&rsquo;une des difficultés que pourra rencontrer le lecteur, c&rsquo;est de se retrouver très rapidement noyé sous quantité de noms de personnages et de lieux qui n&rsquo;apparaissent que le temps de quelques vignettes et qui sont impossibles à retenir si on ne les connaît pas déjà avant. Il y a aussi quelques ellipses de temps un peu déroutantes qui visent à ne pas s’appesantir plus que nécessaire sur certains faits d&rsquo;armes, mais qui créent des ruptures brutales dans la chronologie qui n&rsquo;est déjà pas linéaire. Mais, même si la narration est un peu plus difficile à suivre, ces petits accrocs ne sont finalement pas si bloquants que ça pour comprendre les grandes lignes et les enjeux principaux. L&rsquo;histoire reste très intéressante à lire et les deux personnages principaux passionnants à regarder évoluer. Et puis, il y a cette fameuse dernière planche&#8230;   </p>
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