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	<title>Avis phylactèrisés &#8211; La Bouilloire Magique</title>
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		<title>C&#8217;est toi ma maman ? d&#8217;Alison Bechdel</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2024/11/cest-toi-ma-maman-dalison-bechdel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Nov 2024 13:24:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Alison Bechdel]]></category>
		<category><![CDATA[C'est toi ma maman ?]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman-211x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-14479" /></a><strong>Quatrième de couverture :</strong> Alison Bechdel tourne le scanner ravageur de sa lucidité et de son humour vers sa mère : lectrice vorace, mélomane invétérée, ardente actrice amateur. Mais aussi, épouse infortunée d’un gay du placard, mère dont les aspirations artistiques ont bouleversé l’existence de sa fille, mais qui a cessé de la toucher et de l’embrasser à l’âge de sept ans. Retour sur les replis d’une enfance singulière.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-14479" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman-211x300.jpg 211w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman-400x569.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/cesttoimamaman.jpg 562w" sizes="(max-width: 211px) 100vw, 211px" /></a><strong>Quatrième de couverture :</strong> Alison Bechdel tourne le scanner ravageur de sa lucidité et de son humour vers sa mère : lectrice vorace, mélomane invétérée, ardente actrice amateur. Mais aussi, épouse infortunée d’un gay du placard, mère dont les aspirations artistiques ont bouleversé l’existence de sa fille, mais qui a cessé de la toucher et de l’embrasser à l’âge de sept ans. Retour sur les replis d’une enfance singulière.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong> J&rsquo;ai lu <a href="https://www.bouilloiremagique.net/2024/01/fun-home-dalison-bechdel/"><em>Fun Home</em></a> en début d&rsquo;année et il m&rsquo;avait laissée sur une impression mitigée. J&rsquo;avais aimé le parcours de découverte de l&rsquo;homosexualité de l&rsquo;autrice, la quête du père et la révélation du secret de famille associé, mais j&rsquo;avais trouvé l&rsquo;ensemble décousu et parfois difficilement accessible à cause des références littéraires trop américano-américaines. De toute évidence, ça ne m&rsquo;a pas empêchée de poursuivre le périple avec le tome dédié à sa mère.</p>
<p>Première bonne surprise : cette fois, c&rsquo;est cadré. Même si la chronologie des événements n&rsquo;est pas toujours respectée, c&rsquo;est beaucoup plus facile à suivre.<br />
Deuxième bonne surprise : les livres cités et tous les extraits sont beaucoup plus pertinents et s&rsquo;intègrent de façon plus logique à l&rsquo;histoire.</p>
<p>Ce tome parle à la fois de la mère d&rsquo;Alison Bechdel et du parcours psychanalytique et introspectif de l&rsquo;autrice. C&rsquo;est sans doute plus ardu et moins drôle à lire que le premier livre et je comprends que certaines personnes aient pu être rebutées. Pour ma part, je l&rsquo;ai trouvé bien plus prenant, notamment parce que l&rsquo;autrice a plus de recul sur son histoire personnelle et a plus d&rsquo;outils pour l’analyser. Elle a également une écriture plus mature.</p>
<p>En partant à la recherche métaphorique de sa mère et donc d&rsquo;elle-même, elle découvre l&rsquo;existence des écrits et théories psychanalytiques de Donald Winnicott, à qui on doit les notions de vrai et faux self, de miroir de la mère, d&rsquo;objets transitionnels et pas mal de travaux sur la construction de l&rsquo;enfant, en particulier à travers la relation à la mère et à la famille. De là, elle tisse tout un parallèle dans lequel se disent beaucoup de choses profondes.</p>
<p>Je ne pensais pas écrire un jour un avis faisant de la publicité pour la psychanalyse, alors que je ne suis pas particulièrement réceptive habituellement, mais là, j&rsquo;avoue que les apports de Winnicott sont très éclairants. Cette lecture a nourri mes propres réflexions sur plein de plans, ce qui explique sans doute pourquoi j&rsquo;ai autant apprécié ce tome.</p>
<p>En parallèle de sa quête de mère, elle parle aussi de ses relations avec ses compagnes successives et de l&rsquo;évolution de sa carrière dans la BD. Il y a d&rsquo;ailleurs une mise en abyme, puisqu&rsquo;elle relate l&rsquo;écriture de <em>Fun Home</em>. Chose encore plus curieuse, cette BD est sortie peu de temps avant la mort de sa mère.  </p>
<p>Autre aspect intéressant qu&rsquo;il faut aller lire un peu plus entre les lignes, c&rsquo;est qu&rsquo;Alison Bechdel est neuroatypique. Elle mentionnait déjà ses TOC dans le premier tome, ici, elle glisse subrepticement le fait qu&rsquo;elle a un TDAH. Avec une narration qui montre tout et dit tout, on ne va pas se mentir, ça résonne parfois fort quand on est soi-même en décalage.</p>
<p><em>C&rsquo;est toi ma maman ?</em> n&rsquo;est pas une BD qu&rsquo;on lit pour se détendre un soir au coin du feu et je ne la recommanderais pas à tout le monde. Sa lecture prend du temps et peut remuer un peu, mais ça vaut vraiment le coup si vous vous étiez senti quelques affinités avec l&rsquo;autrice dans <em>Fun Home</em>. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nagasaki d&#8217;Agnès Hostache, d&#8217;après le livre d&#8217;Eric Faye</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2024/11/nagasaki-dagnes-hostache-dapres-le-livre-deric-faye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 16:57:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Hostache]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Faye]]></category>
		<category><![CDATA[Nagasaki]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki-212x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-14470" /></a><strong>Quatrième de couverture :</strong> Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. Cet homme ordinaire rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n’a pas d’odeur, sauf celle de l’ordre et de la mesure.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-14470" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki-212x300.jpg 212w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki-400x567.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/11/nagasaki.jpg 564w" sizes="(max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a><strong>Quatrième de couverture :</strong> Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. Cet homme ordinaire rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n’a pas d’odeur, sauf celle de l’ordre et de la mesure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong> Je suis tombée sur cette BD par hasard dans ma médiathèque et c&rsquo;est son titre qui a tout de suite attiré mon regard. Nagasaki a été un énorme coup de cœur lors de mon dernier voyage au Japon, la lire était donc une évidence. Je précise que je ne connaissais pas le livre d&rsquo;Eric Faye avant, même si l&rsquo;anecdote sur laquelle il se construit m&rsquo;a semblé familière. En tout cas, j&rsquo;ai été séduite par les quelques extraits repris sur les planches et je me laisserai sans doute tenter aussi à l&rsquo;occasion.</p>
<p><em>Nagasaki</em> est une BD dont il vaut mieux ne rien savoir avant de la commencer. D&rsquo;ailleurs, la quatrième de couverture fait très bien son boulot pour une fois. Je suis contente d&rsquo;avoir pu découvrir cette histoire assez dingue, basée sur un fait divers réel, dans de bonnes conditions. Difficile d&rsquo;en parler plus sans spoiler, je vais donc m&rsquo;attarder sur la mise en images réalisée par Agnès Hostache. Il y a une vraie rencontre entre le style graphique assez particulier de la dessinatrice et les mots de l&rsquo;auteur. Elle a su créer une belle ambiance, à la fois feutrée, poétique et au plus près de l&rsquo;humain. Je l&rsquo;ai lu en janvier 2024 et je garde pourtant encore le souvenir des émotions que j&rsquo;ai ressenties il y a presque un an : tristesse, solitude, inquiétude, injustice. C&rsquo;est dire si c&rsquo;est une lecture qui m&rsquo;a marquée. Même si la ville de Nagasaki n&rsquo;est pas si présente que ça au final.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Syndrome de l&#8217;imposteur : Parcours d&#8217;une interne en psychiatrie de Claire Le Men</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2024/01/le-syndrome-de-limposteur-parcours-dune-interne-en-psychiatrie-de-claire-le-men/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jan 2024 13:10:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Le Men]]></category>
		<category><![CDATA[Le Syndrome de l'imposteur]]></category>
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					<description><![CDATA[<img src="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/syndromedelimposteur-216x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-12360" /> <strong>Quatrième de couverture :</strong> Lucile Lapierre, jeune interne en médecine en proie à un sentiment maladif d'illégitimité, est affectée un peu par hasard à une unité pour malades difficiles d'un hôpital psychiatrique. Dans ce récit initiatique inspiré de son expérience personnelle, Claire Le Men dresse un portrait juste et drôle de l'institution psychiatrique et des personnages qui la peuplent. Ce faisant, elle fait voler en éclat nos présupposés sur la folie.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/syndromedelimposteur.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/syndromedelimposteur-216x300.jpg" alt="" width="216" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-12360" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/syndromedelimposteur-216x300.jpg 216w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/syndromedelimposteur.jpg 577w" sizes="(max-width: 216px) 100vw, 216px" /></a> <strong>Quatrième de couverture :</strong> Lucile Lapierre, jeune interne en médecine en proie à un sentiment maladif d&rsquo;illégitimité, est affectée un peu par hasard à une unité pour malades difficiles d&rsquo;un hôpital psychiatrique. Dans ce récit initiatique inspiré de son expérience personnelle, Claire Le Men dresse un portrait juste et drôle de l&rsquo;institution psychiatrique et des personnages qui la peuplent. Ce faisant, elle fait voler en éclat nos présupposés sur la folie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong> Il y a quelques années, j&rsquo;ai lu <em>H.P.</em>,la BD en deux tomes de Lisa Mandel sur les hôpitaux psychiatriques, qui couvre la période 1968 à 1982. Ça avait été fort instructif sur le fonctionnement de ces établissements avant la fin des traitements de choc et l&rsquo;arrivée de la psychologie. Aujourd&rsquo;hui, on sait que la psychiatrie ne va toujours pas bien, faute de moyens, comme tout le système de santé français à vrai dire. </p>
<p>Claire Le Men n&rsquo;aborde pas cet aspect-là dans sa BD, mais s&rsquo;attarde plus sur le service de l&rsquo;UMD (unité pour malades difficiles) qu&rsquo;elle intègre pour débuter son internat. Son syndrome de l&rsquo;imposteur est celui qu&rsquo;elle subit quand on l&rsquo;appelle « docteur », alors qu&rsquo;elle ne se sent pas encore légitime puisque toujours étudiante. Peu importe le cadre, c&rsquo;est un sentiment qui fera écho chez beaucoup de monde. Mais, finalement, de ce syndrome de l&rsquo;imposteur, elle n&rsquo;en parle pas tant que ça et surtout, elle n&rsquo;y trouve pas de solution à long terme, puisque l&rsquo;autrice n&rsquo;a jamais terminé ses études de médecine. </p>
<p>Peut-être que sa reconversion était une bonne idée, puisqu&rsquo;elle se sert de cette expérience pour en faire une sorte de journal de bord autofictionnel. Elle y raconte avec un ton très décalé son arrivée dans le service, ses interactions avec les collègues, les angoisses liées aux premières consultations et prescriptions, les parcours de soins en fonction des pathologies, etc. Certaines parties sont très intéressantes, mais laissent trop souvent un goût de pas assez.</p>
<p>Sur le moment, je sais que j&rsquo;ai pris plaisir à lire cette BD, même si je trouve l&rsquo;aspect graphique un peu âpre, mais au bout de quelques jours déjà, j&rsquo;ai dû mal à savoir de quoi l&rsquo;autrice voulait vraiment parler puisque son syndrome de l&rsquo;imposteur n&rsquo;est pas au centre du livre. J&rsquo;ai des souvenirs de certains passages, mais tout est en train de s&rsquo;effacer très vite. Contrairement à <em>H.P.</em> et Pâquerette le schizophrène qui sont toujours là dans un coin de ma tête. </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fun Home d&#8217;Alison Bechdel</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2024/01/fun-home-dalison-bechdel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jan 2024 18:14:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Alison Bechdel]]></category>
		<category><![CDATA[Fun Home]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome-211x300.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-12347" /></a> <strong>Quatrième de couverture :</strong> Une petite ville de Pennsylvanie, un salon funéraire : le Fun Home. Alison grandit dans ce cadre peu banal, entre secrets de famille et blessures cachées. Jusqu’à ce qu’elle découvre son homosexualité et en même temps celle du tyran charmant qu’est son père.

Cette plongée vertigineuse dans les non-dits d'une famille américaine est le prétexte à revisiter l'une des plus grandes révolutions du XXe siècle – celle des genres sexuels.
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-12347" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome-211x300.jpg 211w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2024/01/funhome.jpg 400w" sizes="(max-width: 211px) 100vw, 211px" /></a> <strong>Quatrième de couverture :</strong> Une petite ville de Pennsylvanie, un salon funéraire : le Fun Home. Alison grandit dans ce cadre peu banal, entre secrets de famille et blessures cachées. Jusqu’à ce qu’elle découvre son homosexualité et en même temps celle du tyran charmant qu’est son père.</p>
<p>Cette plongée vertigineuse dans les non-dits d&rsquo;une famille américaine est le prétexte à revisiter l&rsquo;une des plus grandes révolutions du XX<sup>e</sup> siècle – celle des genres sexuels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong> Ça faisait un moment que je voulais lire une BD d&rsquo;Alison Bechdel (oui, oui, celle du test) et c&rsquo;est donc <em>Fun Home</em> qui a croisé mon chemin un peu par hasard. Son petit format m&rsquo;a tout de suite séduite. Je précise que je ne connaissais rien de la vie de l&rsquo;autrice avant d&rsquo;ouvrir ce livre. En dehors du fait qu&rsquo;elle est lesbienne, bien entendu.</p>
<p>Comme l&rsquo;indique la quatrième de couverture, le titre est directement inspiré par le lieu où a grandi Alison Bechdel. Sachant que <em>Six Feet Under</em> est la meilleure série de tous les temps selon moi, j&rsquo;arrivais en terrain connu. Sauf que cette maison funéraire n&rsquo;a finalement pas tant d&rsquo;importance que ça dans l&rsquo;histoire ; c&rsquo;est même presque curieux qu&rsquo;elle donne son titre à l&rsquo;ouvrage. Mais il y a une subtilité. <em>Fun Home</em> est en fait un livre consacré au père de l&rsquo;autrice dans lequel elle revient sur tous les questionnements qui ont fait surface après son décès brutal. Et elle découvre, à cette occasion, des choses pas si fun. Elle revient sur l&rsquo;ambiance à la maison, la relation entre ses parents, les incompréhensions sur le moment qui ont pris du sens avec le recul. Les souvenirs remontent de façon aléatoire parce qu&rsquo;elle est retombée sur un livre, sur une photo, sur un écrit. C&rsquo;est sans doute ce qui explique que la BD paraît si décousue, avec des passages qui se répètent, des sauts dans le temps, des choses qui sont posées là, sans en dire plus, mais qui soulèvent tant d&rsquo;autres questions. Ce travail rétrospectif auquel se livre l&rsquo;autrice n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs peut-être possible que quand la personne n&rsquo;est plus là pour répondre. </p>
<p>Pour être tout à fait honnête, je me suis ennuyée pendant une grande partie de ma lecture. Alison Bechdel part dans trop de directions différentes sans faire l&rsquo;effort de suivre un fil conducteur. Culturellement, j&rsquo;ai aussi été un peu larguée. Il y a beaucoup de références littéraires anglo-saxonnes citées que je n&rsquo;ai pas lues, même si j&rsquo;en connais les titres. Or, cette littérature-là est intrinsèque à sa relation avec son père. Je ne voyais pas ce que j&rsquo;allais pouvoir retirer de tout ça. Ce n&rsquo;est que vers la fin que j&rsquo;ai dû reconnaître qu&rsquo;elle avait réussi à reconstituer un portrait de son père qui venait répondre à ses interrogations et comment certains détails avaient en fait eu beaucoup d&rsquo;importance pour l&rsquo;aider à avancer dans sa vie. Découvrir que le mariage des parents était un mariage de convenance, que le père, homosexuel, avait des aventures avec d&rsquo;autres hommes, que certaines phrases n&rsquo;étaient pas innocentes, que si les choses s&rsquo;étaient déroulées autrement, il serait sans doute mort du SIDA ; tout ça, c&rsquo;est remettre sa vie en perspective et mieux savoir d&rsquo;où l&rsquo;on vient. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus intéressant que, pendant ce temps, l&rsquo;autrice découvrait sa propre homosexualité à une époque où elle pouvait faire le choix de la vivre et où elle trouvait des groupes auxquels s&rsquo;intégrer. L&rsquo;écho entre l&rsquo;histoire de son père et la sienne est évident. C&rsquo;est sans doute ce qui donne le plus de profondeur à cette BD au final.  </p>
<p>Aussi mitigée que je puisse être après la lecture de <em>Fun Home</em>, si j&rsquo;ai l&rsquo;occasion de lire <em>L&rsquo;Essentiel des gouines à suivre</em> et <em>C&rsquo;est toi, ma maman&nbsp;?</em>, la BD consacrée à sa mère, je pense que je me laisserai tenter. Même si je n&rsquo;aime pas trop la forme chaotique, la puissance de l&rsquo;analyse derrière mérite le détour.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trop n&#8217;est pas assez d&#8217;Ulli Lust</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2021/07/trop-nest-pas-assez-dulli-lust/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jul 2021 16:13:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Trop n'est pas assez]]></category>
		<category><![CDATA[Ulli Lust]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/07/tropnestpasassez.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/07/tropnestpasassez-221x300.jpg" alt="" width="100" class="left size-medium wp-image-11228" /></a>Présentation de l'éditeur :  Au cours de l'été 1984, deux jeunes punks autrichiennes, Ulli et Edi, décident sur un coup de tête de partir pour l'Italie, sans papiers d'identité, avec pour seul bagage leur sac de couchage et les vêtements qu'elles ont sur le dos. Leur périple durera des mois, et les mènera de Vienne à Naples, en passant par Vérone et Rome, pour terminer en Sicile. Trop n'est pas assez est le récit autobiographique de cette aventure, des quelques bonnes rencontres et des très nombreuses galères d'Ulli et Edi, qui continuèrent leur voyage jusqu'au bout, envers et contre tout.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/07/tropnestpasassez.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/07/tropnestpasassez-221x300.jpg" alt="" width="221" height="300" class="left size-medium wp-image-11228" /></a><strong>Présentation de l&rsquo;éditeur</strong> :  Au cours de l&rsquo;été 1984, deux jeunes punks autrichiennes, Ulli et Edi, décident sur un coup de tête de partir pour l&rsquo;Italie, sans papiers d&rsquo;identité, avec pour seul bagage leur sac de couchage et les vêtements qu&rsquo;elles ont sur le dos. Leur périple durera des mois, et les mènera de Vienne à Naples, en passant par Vérone et Rome, pour terminer en Sicile. Trop n&rsquo;est pas assez est le récit autobiographique de cette aventure, des quelques bonnes rencontres et des très nombreuses galères d&rsquo;Ulli et Edi, qui continuèrent leur voyage jusqu&rsquo;au bout, envers et contre tout.</p>
<p><strong>Avis </strong>: Pourquoi faire les chose dans l&rsquo;ordre quand on peut les faire dans le désordre ? J&rsquo;ai donc lu <a href="https://www.bouilloiremagique.net/?p=11176"><em>Alors que j&rsquo;essayais d&rsquo;être quelqu&rsquo;un de bien</em></a> avant <em>Trop n&rsquo;est pas assez</em>, mais comme l&rsquo;autrice fait bien son travail de narratrice, ça n&rsquo;a pas vraiment d&rsquo;importance à la fin. Les deux histoires parlent de deux moments distincts de sa vie et il n&rsquo;y a que quelques allusions au premier dans le second. Par contre, les deux ont une construction assez similaire : un résumé qui ne révèle rien, un début où on ne sait pas trop où on va et une grosse bonne claque au milieu. La suite, c&rsquo;est un livre qui colle au doigt jusqu&rsquo;à la dernière page et provoque souvent des nausées de dégout. Comment ce monde a-t-il pu exister ? Comment ce monde peut-il encore persister ? Comment ne pas avoir la rage ? Ulli Lust a vécu un paquet de choses compliquées (doux euphémisme) et elle a eu tellement raison de les raconter. Sa parole est à la fois celle d&rsquo;une femme parmi tant d&rsquo;autres, mais aussi, ici, celle d&rsquo;un témoin d&rsquo;une époque. Comme pour son autre roman graphique, j&rsquo;en dis trop mais volontairement pas assez. Il faut lire Ulli Lust, même si son dessin rebute un peu au début. </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Alors que j&#8217;essayais d&#8217;être quelqu&#8217;un de bien d&#8217;Ulli Lust</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2021/01/alors-que-jessayais-detre-quelquun-de-bien-dulli-lust/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Jan 2021 15:28:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Alors que j'essayais d'être quelqu'un de bien]]></category>
		<category><![CDATA[Ulli Lust]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/01/quelquundebien.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/01/quelquundebien-225x300.jpg" alt="Alors que j&#039;essayais d&#039;être quelqu&#039;un de bien" width="100" class="left size-medium wp-image-11177" /></a><strong>Présentation de l'éditeur</strong> : Autriche, 1990. Ulli Lust a vingt-deux ans et vit désormais à Vienne, où elle tente de faire carrière comme illustratrice tout en alternant petits boulots et aide sociale. Elle revient tous les week-ends chez ses parents, dans la campagne autrichienne, pour passer du temps avec son jeune fils, Philipp, qu’elle a eu à dix-sept ans suite à une rencontre sans lendemain. Ulli vit avec Georg, acteur dans une petite troupe de théâtre, limite dépressif et beaucoup plus âgé qu’elle. Suite à une rencontre dans un parc, elle s’engage dans une relation avec Kim, un jeune Nigérian récemment arrivé en Autriche, et une intense passion charnelle va se nouer entre eux. Mais Ulli tient à continuer sa relation avec Georg, tout en étant avec Kim...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/01/quelquundebien.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2021/01/quelquundebien-225x300.jpg" alt="Alors que j&#039;essayais d&#039;être quelqu&#039;un de bien" width="225" height="300" class="left size-medium wp-image-11177" /></a><strong>Présentation de l&rsquo;éditeur</strong> : Autriche, 1990. Ulli Lust a vingt-deux ans et vit désormais à Vienne, où elle tente de faire carrière comme illustratrice tout en alternant petits boulots et aide sociale. Elle revient tous les week-ends chez ses parents, dans la campagne autrichienne, pour passer du temps avec son jeune fils, Philipp, qu’elle a eu à dix-sept ans suite à une rencontre sans lendemain. Ulli vit avec Georg, acteur dans une petite troupe de théâtre, limite dépressif et beaucoup plus âgé qu’elle. Suite à une rencontre dans un parc, elle s’engage dans une relation avec Kim, un jeune Nigérian récemment arrivé en Autriche, et une intense passion charnelle va se nouer entre eux. Mais Ulli tient à continuer sa relation avec Georg, tout en étant avec Kim&#8230;</p>
<p><strong>Avis</strong> : J&rsquo;avais ce roman graphique dans le collimateur depuis tellement longtemps que j&rsquo;avais eu le temps d&rsquo;oublier pourquoi je l&rsquo;avais rajouté à une liste d&rsquo;envies. Puis il y a eu mon anniversaire, et je suis tombée dedans.<br />
Au début, il est difficile de savoir où l&rsquo;autrice nous amène, surtout que l&rsquo;ouvrage fait 350 pages et que le petit résumé ci-dessus ne fait qu&rsquo;effleurer les thèmes abordés. Et c&rsquo;est tant mieux. L&rsquo;histoire d&rsquo;Ulli est une histoire dense et intense, très dure parfois et plus légère à d&rsquo;autres moments. Il vaut mieux ne rien dévoiler de plus pour ne rien lui ôter de sa force. En vrac, donc, ce livre parle d&rsquo;amour, de projets avortés, de rêves, d&rsquo;échecs, de persévérance, de couples, de théâtre, de parentalité, de famille, de différences culturelles, de féminisme, de sexe, de racisme, de violence, de drogues, et surtout des choix que l&rsquo;on est parfois amené à faire dans une vie. Le parcours de l&rsquo;autrice n&rsquo;est pas simple, ses nombreux choix ne pourront être compréhensibles, voire intelligibles, par tous, mais la psychologie humaine n&rsquo;a rien de simple et la vie non plus. En ça, ce livre est d&rsquo;une grande justesse. Ulli est une femme libre qui veut le rester, mais elle a aussi ses failles et ses contradictions. C&rsquo;est ce qui la rend si humaine et les émotions qui la traversent sont d&rsquo;autant plus palpables. Elle veut aimer qui elle veut, elle veut réaliser son rêve et elle veut être quelqu&rsquo;un de bien. Mais le monde autour d&rsquo;elle n&rsquo;est pas toujours d&rsquo;accord et il le lui fait bien savoir. Même à quelques pages de la fin, il est impossible de prédire comment l&rsquo;histoire va se conclure et c&rsquo;est éprouvant pour le lecteur, parce que malgré tout, on s&rsquo;attache vite à Ulli. Elle est quelqu&rsquo;un de bien à qui on souhaite le meilleur.<br />
Je ne m&rsquo;attarderai pas sur le trait de l&rsquo;autrice, je n&rsquo;en suis pas fan, mais peu importe, ça ne m&rsquo;a pas empêchée, en tournant la dernière page, d&rsquo;éprouver ce sentiment de satisfaction propre à un livre qui nous a fait voyager loin et qui a su nous ramener à bon port.  </p>
<p>À noter que cet ouvrage s&rsquo;adresse à un public averti, autrement dit adulte. Le sexe est graphique et la violence dérangeante. Ce qui n&rsquo;est dit ni dans le résumé ni dans cet avis, c&rsquo;est à quel point ce roman graphique est d&rsquo;actualité sur une multitude de sujets. Je sais que j&rsquo;en dis trop sans rien en dire, mais il faut parfois savoir se laisser porter pour vivre quelque chose d&rsquo;aussi fort et marquant.</p>
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		<title>30 ans 2 chats de Flora et Minikim</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2018/03/30-ans-2-chats-de-flora-et-minikim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Mar 2018 12:38:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[30 ans 2 chats]]></category>
		<category><![CDATA[Flora]]></category>
		<category><![CDATA[Minikim]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2018/03/51LpKooOL4L.jpg"><img src="http://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2018/03/51LpKooOL4L-203x300.jpg" alt="" width="100" class="left size-medium wp-image-11021" /></a><strong>Quatrième de couverture</strong> : Luce est une Parisienne tout ce qu'il y a de plus banal. Comme des milliers de femmes de son âge, elle a un petit appart, plein d'amis, un travail dans un bureau, des histoires de coeur. Bref, une fille ordinaire, si elle n'avait pas un grave problème : Luce est une fille à chat ! Elle en a deux, et elle fait tout ce qu'elle peut pour leur rendre la vie la plus plaisante possible. De leur côté, Neko et Yoshi utilisent tout leur savoir-faire félin pour bouleverser l'existence de LEUR humaine.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2018/03/51LpKooOL4L.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/tan_blog/2018/03/51LpKooOL4L-203x300.jpg" alt="" width="203" height="300" class="left size-medium wp-image-11021" /></a><strong>Quatrième de couverture</strong> : Luce est une Parisienne tout ce qu&rsquo;il y a de plus banal. Comme des milliers de femmes de son âge, elle a un petit appart, plein d&rsquo;amis, un travail dans un bureau, des histoires de coeur. Bref, une fille ordinaire, si elle n&rsquo;avait pas un grave problème : Luce est une fille à chat ! Elle en a deux, et elle fait tout ce qu&rsquo;elle peut pour leur rendre la vie la plus plaisante possible. De leur côté, Neko et Yoshi utilisent tout leur savoir-faire félin pour bouleverser l&rsquo;existence de LEUR humaine.</p>
<p><strong>Avis</strong> : Philosophiquement, je me suis toujours bien mieux entendu avec les chiens qu&rsquo;avec les chats. C&rsquo;est comme ça. Par contre, j&rsquo;adore quand mon entourage me prouve grâce à ses nombreuses anecdotes et autres photos que j&rsquo;ai bien raison de penser ce que je pense et de dire ce que je dis. Eh bien, les deux chats de Flora et Minikim sont exactement ça : des boules de poils aux visages angéliques qui mangent à n&rsquo;importe quelle heure du jour et de la nuit, dorment toujours au chaud, aiment se faire gratter le ventre jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils n&rsquo;aiment plus et mordent, détruisent le mobilier avec leurs griffes et surtout n&rsquo;ont aucun respect pour le sommeil de leur maîtresse. Ça sent tellement le vécu qu&rsquo;il y a deux choses dont je ne doute pas : Flora a des chats et ce premier tome séduira à coup sûr les <em>cat ladies</em> et les <em>cat men</em>. Chaque page est une courte pastille sur la vie de Luce avec ses chats, ses amis, ses chats, sa mère, ses chats, d&rsquo;autres chats, ses collègues et enfin et surtout ses chats. C&rsquo;est toujours drôle et très bien vu, surtout dans la mesure où les deux bestioles ont la langue bien pendue et que la barrière du langage avec leur humaine provoque de toute évidence de grosses incompréhensions que seul le lecteur peut apprécier.<br />
Bien sûr, pas de BD sans dessins et c&rsquo;est un plaisir de retrouver le trait rond et enfantin de Minikim. Visuellement, l&rsquo;ouvrage est très beau, tout en couleurs chatoyantes et harmonieuses. L&rsquo;idée des pastilles en trois « cases » permet à la fois une unité, mais aussi un changement de tons et de teintes rapide d&rsquo;une page à l&rsquo;autre, ce qui rend l&rsquo;ouvrage particulièrement vivant. J&rsquo;ai beau ne pas aimer les chats, je suis entièrement sous le charme de ce premier tome. Et ce qu&rsquo;il y a de bien avec les chats, c&rsquo;est qu&rsquo;il est impossible de manquer d&rsquo;inspiration avec eux. À suivre, donc.</p>
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