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	<title>Tanuki &#8211; La Bouilloire Magique</title>
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		<title>Le Dernier des aînés d&#8217;Adrian Tchaikovsky</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 16:41:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis chapitrés]]></category>
		<category><![CDATA[Adrian Tchaikovsky]]></category>
		<category><![CDATA[Le Dernier des aînés]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/le_dernier_des_aines.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/le_dernier_des_aines-233x350.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-15513" /></a><strong>Quatrième de couverture : </strong>Lynesse Quatrième Fille, princesse de Praimesite, n’ignore rien de la légende : le grand Nyrgoth l’Aîné a jadis usé de ses pouvoirs pour libérer le royaume du terrible Ulmoth. Aussi, quand un redoutable démon voleur d’esprits apparaît dans l’Ordibois, Lyn n’a guère le choix : il lui faut aller requérir l’aide du sorcier, au nom du pacte qui lie ce dernier à la famille royale depuis trois générations. Or, Nyrgoth, de son nom véritable Nyr Illim Tevitch, n’est autre qu’un anthropologue terrien venu sur la lointaine planète Sophos 4 à seules fin d’études – en toute discrétion, et sans interférer. Une règle d’or qu’il a déjà brisée du temps d’Astresse, la grand-mère de Lyn. Acceptera-t-il de sauver une nouvelle fois ce monde, quitte à bafouer les lois qui lui sont imposées ? Et quand bien même, pourra-t-il seulement vaincre le démon en question ? Entre devoir et morale, la rencontre de ces deux êtres inconciliables pourrait bien changer l’ordre des choses…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/le_dernier_des_aines.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/le_dernier_des_aines-233x350.jpg" alt="" width="233" height="350" class="alignleft size-medium wp-image-15513" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/le_dernier_des_aines-233x350.jpg 233w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/le_dernier_des_aines-600x902.jpg 600w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/le_dernier_des_aines-400x602.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/le_dernier_des_aines.jpg 665w" sizes="(max-width: 233px) 100vw, 233px" /></a><strong>Quatrième de couverture : </strong>Lynesse Quatrième Fille, princesse de Praimesite, n’ignore rien de la légende : le grand Nyrgoth l’Aîné a jadis usé de ses pouvoirs pour libérer le royaume du terrible Ulmoth. Aussi, quand un redoutable démon voleur d’esprits apparaît dans l’Ordibois, Lyn n’a guère le choix : il lui faut aller requérir l’aide du sorcier, au nom du pacte qui lie ce dernier à la famille royale depuis trois générations. Or, Nyrgoth, de son nom véritable Nyr Illim Tevitch, n’est autre qu’un anthropologue terrien venu sur la lointaine planète Sophos 4 à seules fin d’études – en toute discrétion, et sans interférer. Une règle d’or qu’il a déjà brisée du temps d’Astresse, la grand-mère de Lyn. Acceptera-t-il de sauver une nouvelle fois ce monde, quitte à bafouer les lois qui lui sont imposées ? Et quand bien même, pourra-t-il seulement vaincre le démon en question ? Entre devoir et morale, la rencontre de ces deux êtres inconciliables pourrait bien changer l’ordre des choses…</p>
<p> </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis : </strong>Très honnêtement, la quatrième de couverture n&rsquo;est pas des plus vendeuses. Elle est complexe, avec beaucoup d&rsquo;informations et de noms inhabituels. À première vue, pas de doute, il s&rsquo;agit bien d&rsquo;un court récit de fantasy. Sauf qu&rsquo;au milieu, il est question d&rsquo;un anthropologue terrien et de la planète Sophos 4. C&rsquo;est finalement ce qu&rsquo;il faut retenir : <em>Le Dernier des aînés</em> est la rencontre de deux genres qui répondent à des codes très différents. Et le résultat est bluffant.</p>
<p>Cette lecture représente un exercice intellectuel à la fois stimulant et divertissant. L&rsquo;auteur a fait un choix très judicieux en confiant la narration à deux personnages : Lynesse, une princesse qui sera la voix de la fantasy, et Nyr, un anthropologue qui représente la science-fiction. Les deux vivent la même aventure, mais leur appréhension des événements est très différente. On se retrouve donc sans arrêt balloté·e·s entre leurs points de vue sans savoir exactement sur quel pied danser puisque l&rsquo;une n&rsquo;a pas les clés nécessaires pour comprendre la technologie (qui est de la magie à ses yeux) et l&rsquo;autre ne peut que spéculer sur la base de ce qu&rsquo;on lui raconte et reste dans le flou.</p>
<p>Pour complexifier les choses, l&rsquo;anthropologue et les peuples autochtones ne parlent pas la même langue. Non seulement, Nyr ne se réveille que ponctuellement pour observer, donc doit mettre à jour son dictionnaire à chaque fois, mais il est en plus équipé d&rsquo;un traducteur embarqué qui masque automatiquement certains mots-clés pour ne pas trahir son identité et sa mission. Ainsi, quand il dit « scientifique », les autres entendent « magicien ». Ce qui crée bien entendu des moments de malaise. L&rsquo;idée derrière cet interfaçage étant de ne pas parasiter ce monde médiéval exempt de toute technologie avancée pour le laisser se développer à son rythme. La nature du démon, comme l&rsquo;appellent les locaux, reste donc suspendue à l&rsquo;expertise du magicien-ethnologue qui sera seul capable de nous expliquer ce que nous avons vraiment sous les yeux. Et peut-être de sauver les habitants de la planète aussi.</p>
<p><em>Le Dernier des aînés</em> est une novella d&rsquo;une efficacité redoutable. En très peu de pages finalement, Tchaikovsky construit un monde, y implante des personnages attachants et déroule une intrigue qui tient en haleine, tout en invitant les lecteurs et lectrices à jouer avec lui avec les différences culturelles et lexicales entre deux peuples et entre deux genres de l&rsquo;imaginaire.</p>
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		<title>Yellowface de Rebecca F. Kuang</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 16:36:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis chapitrés]]></category>
		<category><![CDATA[Rebecca F. Kuang]]></category>
		<category><![CDATA[Yellowface]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/yellowface.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/yellowface-242x350.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-15509" /></a><strong>Quatrième de couverture :</strong> C'est une histoire magistrale racontée par la mauvaise personne.
June Hayward et Athena Liu ont étudié ensemble à Yale, ont déménagé à Washington après avoir obtenu leur diplôme et sont toutes les deux écrivaines, mais les similitudes s'arrêtent là. Athena est une étoile montante de la littérature, et June n'est personne. Après tout, qui s'intéresse de nos jours aux histoires d'une fille blanche aussi banale qu'elle ?

Lorsqu'elle assiste à la mort d'Athena dans un accident invraisemblable, June agit donc sans réfléchir et vole le manuscrit que son amie et rivale vient de terminer – un roman sur les contributions méconnues du corps des travailleurs chinois pendant la Première Guerre mondiale. Et si June corrigeait le récit et l'envoyait à son agent comme s'il s'agissait de son propre travail ? Et si elle adoptait le nom de Juniper Song et jouait sur l'ambiguïté de son origine ethnique ? Quelle qu'en soit l'autrice, ce morceau d'histoire ne mérite-t-il pas d'être raconté ?

Mais June ne peut échapper à l'ombre d'Athena, et des révélations menacent de faire s'écrouler son succès volé. Jusqu'où sera-t-elle prête à aller pour protéger son secret ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/yellowface.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/yellowface-242x350.jpg" alt="" width="242" height="350" class="alignleft size-medium wp-image-15509" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/yellowface-242x350.jpg 242w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/yellowface-400x579.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/yellowface.jpg 553w" sizes="(max-width: 242px) 100vw, 242px" /></a><strong>Quatrième de couverture :</strong> C&rsquo;est une histoire magistrale racontée par la mauvaise personne.<br />
June Hayward et Athena Liu ont étudié ensemble à Yale, ont déménagé à Washington après avoir obtenu leur diplôme et sont toutes les deux écrivaines, mais les similitudes s&rsquo;arrêtent là. Athena est une étoile montante de la littérature, et June n&rsquo;est personne. Après tout, qui s&rsquo;intéresse de nos jours aux histoires d&rsquo;une fille blanche aussi banale qu&rsquo;elle ?</p>
<p>Lorsqu&rsquo;elle assiste à la mort d&rsquo;Athena dans un accident invraisemblable, June agit donc sans réfléchir et vole le manuscrit que son amie et rivale vient de terminer – un roman sur les contributions méconnues du corps des travailleurs chinois pendant la Première Guerre mondiale. Et si June corrigeait le récit et l&rsquo;envoyait à son agent comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de son propre travail ? Et si elle adoptait le nom de Juniper Song et jouait sur l&rsquo;ambiguïté de son origine ethnique ? Quelle qu&rsquo;en soit l&rsquo;autrice, ce morceau d&rsquo;histoire ne mérite-t-il pas d&rsquo;être raconté ?</p>
<p>Mais June ne peut échapper à l&rsquo;ombre d&rsquo;Athena, et des révélations menacent de faire s&rsquo;écrouler son succès volé. Jusqu&rsquo;où sera-t-elle prête à aller pour protéger son secret ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong>  <em>Yellowface </em>semble n&rsquo;être qu&rsquo;un simple thriller qui se déroule dans le milieu littéraire, mais il est en fait bien plus que cela. Ce qui n&rsquo;est pas dit sur la quatrième de couverture, c&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une plongée dans le monde de l&rsquo;édition aux États-Unis, ou de l&rsquo;industrie du livre, devrais-je plutôt dire.</p>
<p>L&rsquo;histoire de June, qui passe de l&rsquo;ombre à la lumière du jour au lendemain, donne l&rsquo;occasion d&rsquo;en apprendre plus sur le rôle des agent·e·s littéraires, des enchères, de l&rsquo;écriture sous licence et des petites citations d&rsquo;écrivain·e·s sur les couvertures. D&rsquo;ailleurs, combien de personnes ont acheté <em>Yellowface </em>parce qu&rsquo;il y a cette recommandation de Stephen King dessus ?</p>
<p>Les agent·e·s littéraires et le système d&rsquo;enchères ont de quoi faire rêver. Imaginez : non seulement quelqu&rsquo;un se charge des négociations avec la maison d&rsquo;édition à votre place, mais en plus, les maisons d&rsquo;édition se battent entre elles pour acquérir votre manuscrit. Agent est un métier qui a encore du mal à s&rsquo;imposer en France pour une raison simple : il y a un rapport de force entre auteur·rice·s et maisons d&rsquo;édition qui est en faveur des maisons d&rsquo;édition actuellement. Elles ont donc tout intérêt à ne pas jouer le jeu. Cet intermédiaire a pourtant beaucoup à apporter selon moi. #teamauteurice</p>
<p>La lecture de <em>Yellowface </em>est aussi l&rsquo;occasion de se glisser dans la peau d&rsquo;une autrice qui s&rsquo;expose sur les réseaux sociaux pour le meilleur et pour le pire. June passe par toutes les étapes : la reconnaissance, l&rsquo;addiction aux interactions qui lui donnent l&rsquo;impression d&rsquo;exister et la violence aveugle qui se déchaîne au moindre faux pas. Se pose d&rsquo;ailleurs la question de savoir si Athena aurait été attaquée sur ses erreurs factuelles alors qu&rsquo;elle avait la bonne couleur de peau et plus de légitimité, tout en étant malgré tout déconnectée de ses racines, donc aussi une étrangère à l&rsquo;histoire qu&rsquo;elle raconte.</p>
<p>Car oui, il est question d&rsquo;appropriation culturelle et de lecture sensible, de ce que l&rsquo;on peut écrire ou pas en fonction de qui on est et d&rsquo;où l&rsquo;on vient. Là où R.F. Kuang se montre maligne, c&rsquo;est que le livre est écrit par une autrice sino-américaine qui se met dans la peau d&rsquo;une autrice blanche qui elle-même se fait passer pour une autrice avec une ascendance asiatique.</p>
<p>Ce livre permet aussi de se rendre compte de l&rsquo;orientation que peut donner l&rsquo;éditeur·rice à une histoire en fonction du marché visé. Le livre de June n&rsquo;a plus rien à voir avec le premier jet d&rsquo;Athena et on ne peut douter un instant du fait que le livre aurait été bien différent si Athena n&rsquo;était pas morte et si elle avait choisi une autre maison d&rsquo;édition. De l&rsquo;importance de bien se renseigner sur la ligne éditoriale des maisons d&rsquo;édition auxquelles vous soumettez vos manuscrits et de vous interroger sur ce que vous êtes prêt·e·s à faire pour être publié·e·s.</p>
<p>Pour en revenir à l&rsquo;histoire et conclure cet avis, j&rsquo;ai trouvé qu&rsquo;il commençait à y avoir des longueurs dès que R.F. Kuang ne parle plus du milieu de l&rsquo;édition. Elle se perd un peu trop dans les fausses pistes, les pistes probables et les pistes abandonnées pour en prendre une dans le lot qui, finalement, n&rsquo;était peut-être pas la plus satisfaisante. Je ne peux bien évidemment pas en dire plus, juste que la résolution m&rsquo;a laissée un peu froide, surtout après avoir été amenée à imaginer des fins assez dingues.</p>
<p>Bien sûr, vu le comportement de June, on s&rsquo;attend à un retour de bâton à un moment ou à un autre. Ce qui provoque un mélange d&rsquo;émotions contradictoires à l&rsquo;égard de cette antihéroïne, qui est en plus un très bel exemple de narrateur non fiable. On veut la détester pour ce qu&rsquo;elle a osé faire et on espère une punition à la hauteur, tout en la plaignant quand le déferlement de violence des réseaux sociaux lui tombe dessus. Il y a un tiraillement permanent entre vouloir une morale bien morale à l&rsquo;histoire et espérer une fin immorale où elle pourrait s&rsquo;en sortir. Ce qui est un sentiment assez intéressant.</p>
<p>Pour ce qui est de l&rsquo;écriture, la traduction ne pêche pas, mais le matériau d&rsquo;origine n&rsquo;est pas extraordinaire non plus. C&rsquo;est fluide, et c&rsquo;est tout. Le plaisir des mots n&rsquo;est pas au rendez-vous, n&rsquo;en attendez donc pas trop de ce côté-là.</p>
<p>Si le milieu de l&rsquo;édition américain vous intrigue, lisez <em>Yellowface</em>, c&rsquo;est vraiment la partie la plus intéressante du livre. Si vous n&rsquo;êtes pas trop difficiles en termes de thriller, sans doute passerez-vous aussi un bon moment. Dans le même genre, vous pouvez jeter un œil au livre d&rsquo;Antoine Laurain : <em>Le Service des manuscrits</em> et, si vous voulez rire, à <em>Et si c&rsquo;était niais ?</em> de Pascal Fioretto.</p>
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		<title>La Bibliomule de Cordoue de Lupano et Chemineau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 14:01:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Chemineau]]></category>
		<category><![CDATA[La Bibliomule de Cordoue]]></category>
		<category><![CDATA[Lupano]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/bibliothequedecordoue.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/bibliothequedecordoue-263x350.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-15505" /></a><strong>Quatrième de couverture : </strong>Califat d’Al Andalus, Espagne, année 976.

Voilà près de soixante ans que le califat est placé sous le signe de la paix, de la culture et de la science. Le calife Abd el-Rahman III et son fils al-Hakam II ont fait de Cordoue la capitale occidentale du savoir. Mais al-Hakam II meurt jeune, et son fils n’a que dix ans. L’un de ses vizirs, Amir, saisit l’occasion qui lui est donnée de prendre le pouvoir. Il n’a aucune légitimité, mais il a des alliés. Parmi eux, les religieux radicaux, humiliés par le règne de deux califes épris de culture grecque, indienne, ou perse, de philosophie et de mathématiques. Le prix de leur soutien est élevé : ils veulent voir brûler les 400 000 livres de la bibliothèque de Cordoue. La soif de pouvoir d’Amir n’ayant pas de limites, il y consent.

La veille du plus grand autodafé du monde, Tarid, eunuque grassouillet en charge de la bibliothèque, réunit dans l’urgence autant de livres qu’il le peut, les charge sur le dos d’une mule qui passait par là et s’enfuit par les collines au nord de Cordoue, dans l’espoir de sauver ce qui peut l’être du savoir universel. Rejoint par Lubna, une jeune copiste noire, et par Marwan, son ancien apprenti devenu voleur, il entreprend la plus folle des aventures : traverser presque toute l’Espagne avec une « bibliomule » surchargée, poursuivi par des mercenaires berbères.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/bibliothequedecordoue.jpg"><img decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/bibliothequedecordoue-263x350.jpg" alt="" width="263" height="350" class="alignleft size-medium wp-image-15505" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/bibliothequedecordoue-263x350.jpg 263w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/bibliothequedecordoue-400x533.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/bibliothequedecordoue.jpg 600w" sizes="(max-width: 263px) 100vw, 263px" /></a><strong>Quatrième de couverture : </strong>Califat d’Al Andalus, Espagne, année 976.</p>
<p>Voilà près de soixante ans que le califat est placé sous le signe de la paix, de la culture et de la science. Le calife Abd el-Rahman III et son fils al-Hakam II ont fait de Cordoue la capitale occidentale du savoir. Mais al-Hakam II meurt jeune, et son fils n’a que dix ans. L’un de ses vizirs, Amir, saisit l’occasion qui lui est donnée de prendre le pouvoir. Il n’a aucune légitimité, mais il a des alliés. Parmi eux, les religieux radicaux, humiliés par le règne de deux califes épris de culture grecque, indienne, ou perse, de philosophie et de mathématiques. Le prix de leur soutien est élevé : ils veulent voir brûler les 400 000 livres de la bibliothèque de Cordoue. La soif de pouvoir d’Amir n’ayant pas de limites, il y consent.</p>
<p>La veille du plus grand autodafé du monde, Tarid, eunuque grassouillet en charge de la bibliothèque, réunit dans l’urgence autant de livres qu’il le peut, les charge sur le dos d’une mule qui passait par là et s’enfuit par les collines au nord de Cordoue, dans l’espoir de sauver ce qui peut l’être du savoir universel. Rejoint par Lubna, une jeune copiste noire, et par Marwan, son ancien apprenti devenu voleur, il entreprend la plus folle des aventures : traverser presque toute l’Espagne avec une « bibliomule » surchargée, poursuivi par des mercenaires berbères.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :  </strong>Vous avez peut-être déjà entendu parler de Cordoue et de sa bibliothèque. Ou peut-être pas. Si ce n’est pas le cas, cette BD se chargera de vous plonger dans l’ambiance d’une époque où l’accumulation et la transmission du savoir faisaient la renommée de cette ville.</p>
<p>L’histoire de <em>La Bibliomule de Cordoue</em> débute juste avant l’autodafé qui réduira en cendres une grande partie de ce savoir qui concurrençait un peu trop Dieu. Je ne pense pas me tromper en disant qu’ici, on aime plutôt les livres. Je vous préviens donc tout de suite, il n’est pas impossible que vous soyez pris de violentes nausées pendant votre lecture, car la volonté de destruction est aveugle et imparable.</p>
<p>Heureusement que Tarid, Lubna, Marwan et cette fameuse <em>bibliomule </em>sont là pour sauver tout ce qu’ils peuvent et apporter un peu d’humour dans ce monde de brutes. Car oui, contre toute attente, on sourit quand même beaucoup au fil de leurs péripéties. Les trois personnages principaux ont chacun un caractère bien trempé, une histoire et des convictions personnelles qui, réunis, font de belles étincelles. Sans oublier la mule, qui aime un peu trop les livres de maths et qui n’en fait qu’à sa tête. Sauver ces quelques ouvrages se transforme alors en un sacré périple à la fois palpitant et très instructif.</p>
<p><em>La Bibliomule de Cordoue</em> est une BD qui ne peut pas être plus d’actualité, à l’heure où l’on interdit des livres et l’accès au savoir à tour de bras sur la base de convictions idéologiques et/ou religieuses. C’est un rappel nécessaire que les livres, la culture, la science et leur transmission sont des choses qui nous élèvent, nous font réfléchir, nous font interagir, nous font partager. Et, de tout ça, l’obscurantisme, quelle que soit sa forme, en a tout à fait conscience.</p>
<p>Cette BD fait partie de ces œuvres qui tirent la sonnette d’alarme ; ce qui arrive aujourd’hui n’est pas nouveau, ça s’est déjà produit à plusieurs moments de l’histoire et ignorer les signes serait une terrible erreur.</p>
<p>À noter qu’en fin de tome, Pascal Buresi, chercheur au CNRS, apporte ses lumières sur l’époque à laquelle se déroule l’histoire.</p>
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		<title>Toutes les époques sont dégueulasses de Laure Murat</title>
		<link>https://www.bouilloiremagique.net/2026/03/toutes-les-epoques-sont-degueulasses-de-laure-murat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 13:40:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis chapitrés]]></category>
		<category><![CDATA[Laure Murat]]></category>
		<category><![CDATA[Toutes les époques sont dégueulasses]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/touteslesepoques.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/touteslesepoques-223x350.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-15497" /></a><strong>Quatrième de couverture : </strong>Depuis quelques années, un malaise s’est installé dans la culture contemporaine. Ici on récrit les classiques pour les purger du racisme et du sexisme, ailleurs on en appelle à une surenchère de contextualisations et on s’appuie sur des <em>sensitivity readers</em> (démineurs éditoriaux). Et si la question qui sous-tend ce vaste débat était mal posée ? S’il s’agissait, dans bien des cas, d’argent et non d’éthique ? Si la censure n’était pas du côté qu’on croit ? Si les précautions prises à tout contextualiser produisaient à terme un effet pervers ?

À l’aide d’exemples concrets et finement analysés, notamment des œuvres de Ian Fleming, Agatha Christie, Roald Dahl, Hergé, Claire de Duras ou encore Mark Twain, Laure Murat tente de rebattre les cartes d’une polémique qui, à force d’amplifier, brouille les vrais enjeux de la création et de sa dimension politique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/touteslesepoques.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/touteslesepoques-223x350.jpg" alt="" width="223" height="350" class="alignleft size-medium wp-image-15497" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/touteslesepoques-223x350.jpg 223w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/touteslesepoques-400x627.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/touteslesepoques.jpg 510w" sizes="auto, (max-width: 223px) 100vw, 223px" /></a><strong>Quatrième de couverture : </strong>Depuis quelques années, un malaise s’est installé dans la culture contemporaine. Ici on récrit les classiques pour les purger du racisme et du sexisme, ailleurs on en appelle à une surenchère de contextualisations et on s’appuie sur des <em>sensitivity readers</em> (démineurs éditoriaux). Et si la question qui sous-tend ce vaste débat était mal posée ? S’il s’agissait, dans bien des cas, d’argent et non d’éthique ? Si la censure n’était pas du côté qu’on croit ? Si les précautions prises à tout contextualiser produisaient à terme un effet pervers ?</p>
<p>À l’aide d’exemples concrets et finement analysés, notamment des œuvres de Ian Fleming, Agatha Christie, Roald Dahl, Hergé, Claire de Duras ou encore Mark Twain, Laure Murat tente de rebattre les cartes d’une polémique qui, à force d’amplifier, brouille les vrais enjeux de la création et de sa dimension politique.</p>
<p> </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :  </strong>Sorti en mai 2025 chez Verdier, ce tout petit livre s&rsquo;ouvre sur des questions très actuelles : « Faut-il réécrire les classiques de la littérature ? », « Doit-on réécrire nos livres pour ne pas offenser les sensibilités ? », « Faut-il adapter les classiques à leur époque ? » Elles sont posées dès la première page et permettent à Laure Murat de déployer ensuite tout son argumentaire.</p>
<p>D&rsquo;ailleurs, ne vous fiez pas trop à la quatrième de couverture qui semble tout rejeter et ne pas prendre position. Certes, aujourd’hui, ce sont essentiellement deux camps qui s’affrontent : celui de la récriture ou de l’interdiction pour ménager la sensibilité des lecteurices, au risque d&rsquo;effacer l’histoire des oppressions au passage, et celui de la contextualisation qui tend un peu trop à dédouaner l’auteur ou l’autrice, alors qu&rsquo;on en attendrait plus de neutralité et d’honnêteté intellectuelle. Les exemples concrets sur lesquels s&rsquo;appuie l’autrice sont judicieux et permettent d’apporter de la nuance. En multipliant les cas de figure, elle propose tout autant de solutions afin d’aborder les œuvres sans œillères ni flou artistique.</p>
<p>Ce qui est avancé dans ce livre apparaîtra comme évident et plein de bon sens à beaucoup de monde, mais son existence même prouve bien que rien n&rsquo;est si simple. Le sujet est vaste, les positions parfois fermes, les antagonismes très forts. Comme le dit l&rsquo;autrice en introduction, elle veut surtout proposer une pause, un temps de réflexion pour « comprendre les arguments de l&rsquo;œuvre et mettre au jour les vraies motivations sous les prétextes idéologiques et bavards ». Le temps de lire 66 pages.</p>
<blockquote><p>On comprend facilement où se situe la ligne de partage des eaux : la réécriture relève de l&rsquo;art et de l&rsquo;acte créateur, la récriture de la correction et de l&rsquo;altération.</p></blockquote>
<blockquote><p>Dans un article de février 2022, Joanne Harris […] soulignait « qu’on ne s’offusque pas des auteurs de polars qui consultent des détectives ou de ceux qui interrogent les professionnels de santé avant d’écrire sur l’hôpital. « Quand on écrit sur le handicap, la transidentité, les sans-abris, les prostitué·es, d&rsquo;autres ethnies ou cultures, on peut trouver utile de consulter des personnes qui ont plus d&rsquo;expérience » ».</p></blockquote>
<blockquote><p>C&rsquo;est ce que j&rsquo;appellerai la frontière délicate entre le « <em>safe space</em> » (l&rsquo;idée que le campus doit être un espace sûr, respectueux et bienveillant, notamment pour les populations discriminées) et la « <em>confort zone</em> » (cette zone de confort intellectuel qui condamne en vertu d&rsquo;une sorte d&rsquo;orthopédie mentale les sujets épineux).</p></blockquote>
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		<title>À nos désirs – Dans l’intimité des lesbiennes d’Élodie Font</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 12:35:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis chapitrés]]></category>
		<category><![CDATA[À nos désirs]]></category>
		<category><![CDATA[Dans l’intimité des lesbiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Élodie Font]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/anosdesirs.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/anosdesirs-206x350.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-15490" /></a><strong>Quatrième de couverture : </strong>À quoi ressemble l’intimité des lesbiennes ? Les baisers, les premières fois, les « oui » et les « non », les caresses, les étreintes, les orgasmes… Après avoir raconté l’acceptation de son homosexualité dans la bande dessinée Coming in, Élodie Font explore la sexualité des lesbiennes à partir d’une matière foisonnante et inédite : les témoignages de 1200 femmes de 14 à 87 ans auxquels elle mêle ses réflexions et sa propre histoire. À nos désirs offre une plongée dans la sexualité lesbienne qui a été si souvent invisibilisée, fantasmée, caricaturée.
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/anosdesirs.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/anosdesirs-206x350.jpg" alt="" width="206" height="350" class="alignleft size-medium wp-image-15490" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/anosdesirs-206x350.jpg 206w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/anosdesirs-400x679.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/anosdesirs.jpg 471w" sizes="auto, (max-width: 206px) 100vw, 206px" /></a><strong>Quatrième de couverture : </strong>À quoi ressemble l’intimité des lesbiennes ? Les baisers, les premières fois, les « oui » et les « non », les caresses, les étreintes, les orgasmes… Après avoir raconté l’acceptation de son homosexualité dans la bande dessinée <em>Coming in</em>, Élodie Font explore la sexualité des lesbiennes à partir d’une matière foisonnante et inédite : les témoignages de 1200 femmes de 14 à 87 ans auxquels elle mêle ses réflexions et sa propre histoire. <em>À nos désirs</em> offre une plongée dans la sexualité lesbienne qui a été si souvent invisibilisée, fantasmée, caricaturée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :  </strong>Si vous souhaitez inclure des personnages lesbiens ou bi dans votre texte, mais que vous n’êtes ni l’un ni l’autre, que vous n’avez personne dans votre entourage qui l’est et/ou que vous n’osez peut-être pas poser certaines questions à des inconnu·e·s, ce livre est selon moi un bon point de départ. <em>À nos désirs</em> vous donnera accès à de nombreux témoignages de femmes lesbiennes ou bi de tous les âges.</p>
<p>Élodie Font les a interrogées sur les différentes étapes de leur vie en passant par la prise de conscience, le coming out, l’acceptation ou pas par l’entourage, les rencontres, le couple, les enfants, le vieillissement. Il n’est donc pas uniquement question de sexualité, mais de bien plus. L’autrice y entremêle son propre témoignage, qui est une voix de plus qui vient s’ajouter à toutes les autres.</p>
<p>C’est un essai très complet qui permet surtout de se sentir moins seul·e et incompris·e, de s’apprivoiser, de comprendre les codes et d’aborder ce relationnel qui n’a pas grand-chose à voir avec l’hétéronormativité ambiante qui fausse notre construction dès le départ.</p>
<p>En fin d’ouvrage, vous trouverez de quoi approfondir le sujet en vous tournant vers d’autres lectures, des podcasts, des films et des séries. Je recommande également la lecture de la BD d’Élodie Font, illustrée par Carole Maurel : <em>Coming in</em>, sur l’acceptation de sa propre homosexualité par l’autrice, alors que son entourage comprend bien avant elle qu’elle est lesbienne. C’est une lecture touchante.</p>
<hr />
<p><strong>À propos de l’autrice : </strong>Élodie Font est autrice, documentariste et journaliste, spécialiste des questions LGBT+. Elle a travaillé pour différents médias : Arte, France Inter, France Culture, Nova. En 2017, elle réalise le podcast <em>Coming in</em> sur l’acceptation de son lesbianisme. Il  est primé du Out d’or du meilleur documentaire et fait l’objet d’une adaptation en bande dessinée parue en 2021. <em>À nos désirs</em> est son premier essai.</p>
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		<title>Briser les os de Cassandra Khaw</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 10:52:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis chapitrés]]></category>
		<category><![CDATA[Briser les os]]></category>
		<category><![CDATA[Cassandra Khaw]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/briserlesos.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/briserlesos-233x350.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-15486" /></a><strong>Quatrième de couverture : </strong>John Persons est détective privé et son dernier job a tout du plan foireux : un enfant d’onze ans l’a engagé pour tuer son beau-père, un certain McKinsey. Après quelques recherches, il apparaît que l’homme en question n’est pas seulement abusif, toxique et violent (ce qui est déjà beaucoup !), c’est aussi un monstre venu… d’ailleurs.

Heureusement, John Persons n’est pas un simple détective. Familier des forces occultes, il a au cours de son existence traqué et anéanti des démons et des dieux.

En fait, le seul souci lorsqu’on affronte un vrai monstre, c’est de ne pas lâcher la bride de sa propre monstruosité.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/briserlesos.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/briserlesos-233x350.jpg" alt="" width="233" height="350" class="alignleft size-medium wp-image-15486" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/briserlesos-233x350.jpg 233w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/briserlesos-400x600.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/briserlesos.jpg 533w" sizes="auto, (max-width: 233px) 100vw, 233px" /></a><strong>Quatrième de couverture : </strong>John Persons est détective privé et son dernier job a tout du plan foireux : un enfant d’onze ans l’a engagé pour tuer son beau-père, un certain McKinsey. Après quelques recherches, il apparaît que l’homme en question n’est pas seulement abusif, toxique et violent (ce qui est déjà beaucoup !), c’est aussi un monstre venu… d’ailleurs.</p>
<p>Heureusement, John Persons n’est pas un simple détective. Familier des forces occultes, il a au cours de son existence traqué et anéanti des démons et des dieux.</p>
<p>En fait, le seul souci lorsqu’on affronte un vrai monstre, c’est de ne pas lâcher la bride de sa propre monstruosité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong>  Poisseux.</p>
<p>Si je devais résumer ma lecture, ce serait par le mot poisseux. Dès les premières lignes, l’ambiance colle à la peau. Celle du roman noir avec son détective privé dans son bureau, si caractéristiques du genre. Celle du quartier de Croydon à Londres, qui est autrement plus sombre et hostile que sur les photos trouvées sur Google. Celle du mystère qui entoure la requête de cet enfant venu demander à John Persons de tuer son beau-père. Sans parler des monstres dont il est question en quatrième de couverture. Le contraste avec le titre, qui évoque un bruit cassant, est d’ailleurs très intéressant.</p>
<p><em>Briser les os</em> s’inscrit dans la pure tradition de l’horreur lovecraftienne. On y retrouve en fond de nombreuses références au mythe de Cthulhu et surtout cette sensation viscérale que le monde est corrompu jusqu’à l’os, qu’il y a des choses qui rampent dans l’ombre et sous la peau des personnages que l’on croise. Des choses qui ne demandent qu’à sortir et qui, quand elles le feront, seront très dérangeantes à regarder.</p>
<p>Le livre coche toutes les bonnes cases de l’horreur et du polar. Le choix du vocabulaire, les tournures de phrases, tout est mis en œuvre pour créer un malaise prégnant. La traduction est de très bonne qualité, au passage. L’autaire aborde aussi des sujets sensibles en les mettant au même niveau de monstruosité que les créatures fantastiques. Ce qui explique les trigger warnings.</p>
<p>Cette novella ne passe pas loin du coup de cœur pour moi. Je lui reproche peut-être un peu son épilogue, qui casse le rythme tout en venant soutenir le mythe. Selon moi, il s’adresse plus aux amateurices de cet univers, mais risque de perdre les néophytes. J’ai eu la chance de travailler sur deux livres s’inscrivant dans cette mouvance et d’avoir été initiée au passage à l’héritage de Lovecraft et au travail de ses adeptes ; j’étais donc mieux préparée à l’apprécier.</p>
<p>En tout cas, si vous recherchez un petit shoot d’horreur bien fichu, n’hésitez surtout pas. <em>Briser les os</em> se dévore.</p>
<hr />
<p><strong>À propos de l’autaire (auteurice non-binaire) :</strong> Né·e en 1984 en Malaisie, Cassandra Khaw est autaire de science-fiction et d’horreur. Iel écrit des jeux vidéo, des jeux de rôle et des livres.</p>
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		<title>Thornhill de Pam Smy</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tanuki]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 10:28:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avis phylactèrisés]]></category>
		<category><![CDATA[Pam Smy]]></category>
		<category><![CDATA[Thornhill]]></category>
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					<description><![CDATA[<a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/thornhill.jpg"><img src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/thornhill-251x350.jpg" alt="" width="100" class="alignleft size-medium wp-image-15482" /></a> <strong>Quatrième de couverture :</strong> Mary a habité là pendant des années. Entre ses murs, elle a vécu les pires moments de sa vie. Ella, elle, ne peut s’empêcher d'observer cet étrange endroit depuis sa chambre. La nuit, elle se demande ce qu’il cache. Certains ne voient en lui qu’un vieil orphelinat. D’autres sont au courant de son secret… Mais tout le monde connaît son nom. « Thornhill ».]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/thornhill.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/thornhill-251x350.jpg" alt="" width="251" height="350" class="alignleft size-medium wp-image-15482" srcset="https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/thornhill-251x350.jpg 251w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/thornhill-400x558.jpg 400w, https://www.bouilloiremagique.net/wp-content/uploads/2026/03/thornhill.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 251px) 100vw, 251px" /></a> <strong>Quatrième de couverture :</strong> Mary a habité là pendant des années. Entre ses murs, elle a vécu les pires moments de sa vie. Ella, elle, ne peut s’empêcher d&rsquo;observer cet étrange endroit depuis sa chambre. La nuit, elle se demande ce qu’il cache. Certains ne voient en lui qu’un vieil orphelinat. D’autres sont au courant de son secret… Mais tout le monde connaît son nom. « Thornhill ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avis :</strong>  Je suis tombée sur cet ouvrage tout à fait par hasard. Il faut dire que sa forme attire la main et sa couverture l&rsquo;œil. Difficile de ne pas être curieuse. À l&rsquo;intérieur, c&rsquo;est une alternance de textes et d&rsquo;images et, rapidement, on comprend que chaque forme de récit raconte à sa façon une histoire qui se déroule dans un même lieu et que, peut-être, les deux seront amenées à se télescoper à un moment.</p>
<p>1982. Mary, jeune orpheline timide avec une passion pour la fabrication de poupées, consigne son quotidien dans un journal intime. Au fil des jours, on comprend qu&rsquo;elle est victime de violences de la part des autres enfants de l&rsquo;établissement. L&rsquo;escalade est telle que, parfois, on en vient à douter qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;œuvre de seuls enfants.  </p>
<p>2017. Ella vient de s&rsquo;installer dans la maison en face de Thornhill. De sa fenêtre, elle observe des phénomènes étranges et, bravant les interdits, va jusqu&rsquo;à mener l&rsquo;enquête dans la propriété abandonnée. Avec elle, il faut être à l&rsquo;affût des détails, car elle ne prononce pas un mot. Hormis pour écrire des lettres à cette voisine entrevue subrepticement.</p>
<p>Un lien qui défie le temps se crée alors entre les jeunes filles. Ella va découvrir petit à petit l&rsquo;histoire dramatique de Mary et le surnaturel fera le reste. </p>
<p>Je crois que ce que j&rsquo;ai le plus apprécié dans ce livre, c&rsquo;est la relation iconotextuelle. Thornhill s&rsquo;adresse à un public à partir de 12 ans, un âge auquel il y a de moins en moins d&rsquo;images pour accompagner la lecture. Or, ici, l&rsquo;image a toute sa place et est surtout essentielle pour comprendre ce qu&rsquo;il se passe. La complémentarité est très travaillée puisque certaines informations sont d&rsquo;abord données visuellement pour être ensuite expliquées par le texte, et vice-versa. </p>
<p>Ce ping-pong joue beaucoup sur l&rsquo;aura de mystère et de danger de l&rsquo;histoire. On sait que quelque chose ne tourne pas rond, qu&rsquo;un drame va se produire et que le fantastique est présent, mais où et sous quelle forme ? Il faudra atteindre le dénouement pour le découvrir. </p>
<p>Sans être un sommet de l&rsquo;angoisse (le public cible est jeune), Thornhill aborde des sujets sombres qui peuvent nécessiter un petit accompagnement. </p>
<p><iframe loading="lazy" title="vimeo-player" src="https://player.vimeo.com/video/341803902?h=8cc7ed9ad4" width="640" height="360" frameborder="0" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share"   allowfullscreen></iframe></p>
<hr />
<p>  </p>
<p>À propos de l&rsquo;autrice : Pam Smy est maître de conférences en dessin à l’école d’Art de Cambridge à l’université Anglia Ruskin. Elle a obtenu une licence d’illustration et un master d’illustration pour enfants, et depuis son diplôme en 2001, son travail a été publié par de nombreux éditeurs phares du Royaume-Uni, notamment David Fickling Books, Walter Books, The Folio Society, Penguin Random House et Egmont. Pam vit à Cambridge avec son époux, l’auteur-illustrateur Dave Shelton, sa fille, Mila, et son chien Barney, et elle aime dessiner, lire des romans et regarder de vieux films. Thornhill est le premier roman que Pam a écrit et illustré.  </p>
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