Herman Düne

Le groupe est composé des frères André Herman Düne (guitares et voix) et David-Ivar Herman Düne (guitares et voix), nés d'un père Français et d'une mère Suèdoise ce qui a longtemps porté à confusion sur la nationalité du groupe.
Ils jouent depuis des années avec Neman Herman Düne (batterie, percussions et parfois chœurs), qui a remplacé Omé à la batterie en 2001. Leur jeune sœur Lisa chante parfois dans leurs chœurs.

Le groupe aime multiplier les collaborations et on retrouve ainsi Julie Doiron sur Not on Top (2005) ou Baby Skins sur Giant (2006).
Leurs influences vont de Lou Barlow (Sebadoh entre autre) à The Mountain Goats en passant par Cat Power et Silver Jews.

Bien qu'ils n'aient sorti « que » 8 albums studio, le groupe revendiquait en 2005 l'écriture de plus de 400 chansons, et les voir sur scène est toujours une surprise tant le groupe y prend du plaisir. Il a l'habitude d'y « tester » ses nouvelles compositions avant de les enregistrer. Ils ont aussi l'habitude de s'y faire accompagner d'autres artistes comme Julie Doiron, Turner Cody ou The Baby Skins.
John Peel les invita à enregistrer 12 Peel Sessions sur la BBC, comme assez peu d'autres groupes, et aujourd'hui ils enregistrent encore pour la BBC de temps en temps. Le groupe prévoit de sortir un disque à partir de ces sessions.

Après un album salué par la critique (Not on Top), leur dernier LP Giant est sorti le 16 octobre 2006 sur le label Source Etc, distribué par EMI, le premier single tiré de cet album est "I wish that I could see you". Après la sortie du disque, André décide de ne pas participer à la tournée qui suit, laissant le reste du groupe incertain quant à la forme que celui-ci prendra dans le futur.

Sur Not on top puis Giant, le groupe enregistre avec Richard Fromby en Angleterre. Ils font le choix d'enregistrer en analogique et en direct, le plus près possible de la première prise pour insister sur la spontanéité.

Les membres du groupe vivent aujourd'hui séparés à Berlin, New York et Paris mais se réunissent le plus souvent possible. Chacun est par ailleurs très actif sous une multitude de pseudonymes, seul ou accompagné, pour autant de sorties en CD-R (Ramahuset, Temple Temple, Kungen, Satan's Finger...). André et David-Ivar ont chacun contribué à une chanson de l'album de Françoiz Breut «Une Saison Volée» (2005).

Merci Wiki !

Liens pour les écouter :

Le site officiel
Lien direct vers leur radioblog
Un p'tit live de la Blogothèque comme on les aime

Beirut

Je ne sais pas comment décrire mon nouveau coup de coeur... Alors je laisse la place à Datura333 qui l'a expliqué mieux que je n'aurais pu espérer le faire...

Certains traversent l'océan atlantique pour atteindre l'eldorado Amérique, qui cristallise la réussite, le succès, l'exposition maximum. Beirut, a.k.a Zach Condon, a fait le chemin inverse, quittant les USA pour sillonner l'Europe de l'Est, trimballant sa mélancolie de pays en pays, engrangeant une culture musicale impressionnante, hésitant entre Gitannes et Tsiganes, pour accoucher d'un grand disque, tout seul, « Gulag Orkestar », qui a fait connaître le bonhomme très rapidement, avec ce mélange de folk, pop et musiques de l'Est (Il suffisait d'écouter le sublimissime morceau "Elephant Gun" pour s'en convaincre).
Mais Zach Condon semble vouloir se poser, et tombe amoureux de la France. Mélangée à une joie de vivre parasitée par une infinie tristesse, le Beirut nouveau nous sort Flying Club Cup en Septembre dernier... Ou comment se faire broyer l'échine en 13 leçons.

Je ne sais par où commencer. L'étonnement de voir certains titres de morceaux en Français peut être, alors que tout est chanté en Anglais. Le petit Condon semble bien maîtriser la langue de Molière soit dit en passant. Le chanteur et la Blogotheque (les fameux réalisateurs des "Concerts à emporter") ont aussi réalisé des très bons petits films pour chaque morceau, joués en live un peu partout, dans la rue, dans une cour, sur une rive, dans un camion... Il faut enfin savoir que Beirut a éclairci sa recette sur cette nouvelle galette. Grand fan de musique Tziganes et d'Accordéon, un disque comme « The Flying Club Cup », c'est presque du fan-service pour mes oreilles. Mais quand on mélange le tout avec des mélodies à pleurer, on se demande s'il est encore nécessaire de continuer à écouter de la musique après ça.

Beirut semble avoir tout vu, tout vécu pour nous offrir un disque pareil. La tristesse et la joie de vivre s'entremêlent à n'en plus finir, pour former un ensemble compacte, indissociable, un sourire plein de larmes. Zach Condon n'est pas tout seul, mais Beirut n'est point un groupe non plus. L'américain se pose en chef d'orchestre, en multi-instrumentiste de génie, en créateur de sublimes mélodie, de tableaux d'émotions.
On ne saurait quelle chanson choisir dans l'album pour son enterrement, tant la beauté transpire à chaque seconde de musique, tant les notes égrenées accompagneront avec perfection la peine absolue des gens assis dans l'église, tout en donnant une lumière, une clarté qui leur donnerait à tous l'envie d'avancer, de dépasser en riant l'immense chagrin.

Ce disque rend triste, joyeux, enivre, tremblant, il déprime, il épuise, il nous enflamme, il nous transporte, aux grés des questionnements et des émotions sur la petite vie de Zach Condon. Il en peint des tableaux, des fresques aux mélodies sublimes, sans se soucier une seconde des précipices de mélancolie qu'il a autour des yeux.

Et nous, nous restons cons, abattus, étranglés par tant de sublime.

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En écoute : Nantes