Rions un peu avec GOT
Le site Winter is coming fait très régulièrement des posts avec des parodies et autres traits d'humour en rapport avec la série qui circulent sur le net. Je ne peux résister à l'envie d'en partager quelques-uns cette semaine.
La première image est pour Némésis (et son frère)
Et je mets celle-ci car, Kame pourra en témoigner, j'ai levé les bras au ciel quand elle l'a dit :D
Avis : A Feast for Crows (A Song of Ice and Fire 4) de George R.R. Martin
Avis : Jusqu'à présent, j'avais réussi à étaler la lecture de cette série sur plusieurs mois pour me laisser le temps de souffler entre deux tomes. Mais celle de A Storm of Swords a été tellement intense et prenante qu'il m'a été impossible de ressortir de l'univers de l'auteur à la fin. Je me suis dit que je pourrais toujours commencer A Feast for Crows tout doucement et faire une pause en cours de lecture. Ça n'aurait pas été la première fois. C'était sans compter que le tome 4 est beaucoup plus petit que le tome 3 (Si si, je vous assure). Résultat : 20 jours pour le lire. Un record pour moi, surtout que j'ai essayé de prendre mon temps.
Pourtant, c'est loin d'être le tome le plus passionnant de la saga. Son rythme est encore plus lent que celui du début du tome 3, les gens continuant pour la plupart à se balader sur la carte. Quand il s'agit de protagonistes que j'ai grand plaisir à suivre, ça passe encore. Là où c'est plus délicat, c'est qu'il y a introduction de beaucoup de nouveaux narrateurs qui ne prennent parfois la main que le temps d'un seul chapitre (et d'ailleurs les-dits chapitres ne portent même pas le nom du personnage mais un surnom). Je trouve en général les prologues et épilogues plus difficilement accessibles car ils mettent en scène des personnages que l'on ne reverra pas forcément par la suite. C'est un peu l'impression que j'ai eu avec toutes ces nouvelles voix. Il y a ce petit temps d'adaptation nécessaire à saisir la situation qui me freine toujours un peu alors que ces scènes sont loin d'être inutiles. Reste que je ne suis pas fan du procédé même si je conçois que ça facilite grandement la vie de l'auteur et que ça permet de se rendre dans des contrées où il n'y a aucun personnage "principal" présent.
Autre petit problème qui est totalement de l'ordre de la frustration personnelle : A Feast for Crows est la moitié d'un tome. Pour éviter de finir avec un petit monstre de 2000 pages, Martin a décidé de réorganiser la trame de son histoire pour s'occuper du sort d'une partie de ses personnages. L'autre moitié est A Dance With Dragons et il aura fallu que les fans de la première heure attendent 6 ans pour l'avoir. Autant dire que je peux m'estimer heureuse d'avoir commencé si tardivement parce que beaucoup de personnages que j'adore ne sont pas présents dans ce tome et qu'il y a tellement de questions en suspens à leur sujet qu'on est à deux doigts de la séance de torture. Le tome 5 est d'ores et déjà dans ma PAL et ça contribue grandement à ma paix d'esprit le soir. Il est là, pas loin, je peux en caresser la couverture quand je veux.
Comme j'ai pris le parti avec le tome 3 de ne plus citer les noms des personnages pour ne pas spoiler, je ne rentrerai pas dans le détail des histoires personnelles. Sans surprise, même si le rythme est plus soutenu, il se passe encore beaucoup de choses, surtout sur la fin, naturellement. Certaines sont encore un peu obscures, d'autres font l'effet d'une petite bombe. Je ne m'avance pas beaucoup, ça peut être dit de tous les livres précédents. Émotionnellement, ce tome est un cran en-dessous des autres mais il y a une forme d'excitation qui a commencé à grandir en moi. Car oui, enfin, l'hiver est là et j'en frisonne d'avance.
Avis : A Storm of Swords (A Song of Ice and Fire 3) de George R.R. Martin
Avis : George R.R. Martin étant qui il est, c'est à dire un auteur fourbe qui n'hésite pas à jouer avec les sentiments de ses lecteurs et à retourner ces derniers comme des crêpes sans prévenir, je vais faire en sorte de préserver un maximum le suspense pour ceux qui n'auraient pas lu ce tome. Comme il me paraît aussi important de ne pas savoir qui est mort que de savoir qui est encore en vie, je vais dorénavant m'abstenir de mentionner les noms des personnages présents.
Après le feu d'artifice qu'a été la fin du tome 2, les choses se calment un peu et les rangs se réorganisent dans chaque camp. On est en période de guerre avec les horreurs qui l'accompagnent et les hommes deviennent des bêtes sans foi ni loi. Âmes sensibles s'abstenir, rien ne vous sera épargné. Les alliances se font et se défont et les puissants manipulent à tour de bras aux sept coins du royaume. En parallèle, il y a un certain nombre de personnages en transit qui partent d'un point A pour essayer de rejoindre un point B, de manière généralement non linéaire et sans être sûrs d'atteindre leur but. C'est un tome qui donne l'impression de beaucoup marcher et, pendant longtemps, il ne se passe rien de majeur. Encore une fois, Martin s'attache aux détails de son histoire, prend son temps et reste malgré tout passionnant à lire car chaque personnage continue à se construire sous les yeux du lecteur et à gagner en profondeur. Il n'hésite pas à repousser sans cesse les limites de ce qu'il leur fait subir, même si ça devient particulièrement éprouvant pour le lecteur. Il a même réussi à me faire éprouver de la compassion pour l'un deux à ma plus grande surprise. Comme quoi, rien n'est figé dans ce monde.
Pour tout dire, ce tome est sans doute celui qui m'aura le plus exténuée et habitée jusqu'à présent. Certes, il démarre lentement et j'ai d'ailleurs coupé ma lecture en deux avec plusieurs mois d'intervalle au milieu mais vient un moment où Martin assène au lecteur révélation sur révélation, toutes plus dévastatrices les unes que les autres. C'est moralement épuisant. Non seulement il frappe un grand coup avec des retournements de situations qu'on ne pouvait pas voir venir mais en plus il revient sur d'anciennes affaires auxquelles on ne pensait plus depuis longtemps et qui étaient pourtant loin d'être closes. À la fin du tome, on se retrouve tellement loin du point de départ, qu'il y a vraiment cette sensation d'avoir vécu une grande aventure, dense et exténuante, et d'avoir versé moult larmes au passage.
Avec A Storm of Swords, le lecteur peut enfin anticiper où l'auteur veut en venir. Les différentes intrigues commencent à vraiment se mettre en place les unes par rapport aux autres et, aussi subtil que ça puisse être, la tension monte tout doucement. La fin sera peut-être pour dans 10 ans (ou ne sera peut-être jamais) mais on la sent déjà se profiler à l'horizon. Même le titre de la série : A Song of Ice and Fire, prend un tout autre sens d'un coup avec le grand hiver qui approche et qui promet d'être particulièrement rude, cette nouvelle religion qui émerge, le feu de la vie qui habite la froideur des cadavres et les dragons annonciateurs d'une nouvelle ère. La route à parcourir est encore bien longue et j'ai vraiment hâte de la parcourir.
Avis : Deadlocked (La Communauté du Sud 12) de Charlaine Harris
Traduction de la 4ème de couverture : Avec la présence en ville de Felipe de Castro, le roi vampire de Louisiane (et de l'Arkansas et du Nevada), le moment est bien mal choisi pour qu'un corps fasse son apparition juste devant la propriété d'Eric... Surtout quand il s'agit d'une femme dont il vient juste de boire le sang.
C'est à Sookie et Bill que revient la tâche de résoudre ce meurtre. Sookie pense que, pour une fois, le sort de la jeune femme n'a rien à voir avec elle. Mais elle a tort. Elle a un ennemi bien pire que tout ce qu'elle peut imaginer et il est bien décidé à réduire en poussière le petit monde de Sookie.
Avis : Les deux opus précédents annonçaient la couleur. Sachant qu'il ne reste maintenant plus qu'un tome après celui-ci, l'auteur est très clairement en train de mettre un point final aux nombreuses trames de l'histoire de Sookie. En apparence, l'héroïne se retrouve à nouveau au cœur de plusieurs intrigues avec les loups-garous, les vampires et le retour inattendu des faes et de Niall. Comme souvent avec Charlaine Harris, les apparences sont trompeuses. Dès l'instant où le corps de la victime est découvert, tout le monde, y compris Sookie, sait qu'il y a anguille sous roche ; il y a trop de choses évidentes qui clochent, mais la question restera longtemps en suspens : à qui profite le crime ? L'auteur ne dévoile les indices qu'au compte-gouttes et crée ainsi une tension suffisante pour donner envie de connaître le fin mot de l'histoire mais, malheureusement, pas assez prenante pour empêcher le lecteur de remarquer tous les défauts du livre.
Sookie n'est pas vraiment au cœur de l'enquête, elle est mise en retrait rapidement, elle ira même jusqu'à répondre "non" avec beaucoup de fermeté lorsqu'un membre de la communauté surnaturelle va lui demander un service. Elle retourne seule dans sa ville et le rythme du livre sera calqué sur le sien. Tout se recentre d'un coup sur elle et rien qu'elle et sur sa vie à Bon Temps. C'est l'occasion de revoir un peu tout ce petit monde, d'apprendre où ils en sont, de retrouver le Merlotte's. À l'exception de Sam, c'est un retour parmi les humains et à la normalité. Sookie dit même de sa maison, presque à sa propre surprise, qu'elle est "tellement tranquille". Le lecteur sent bien qu'elle apprécie cette paix retrouvée, loin des drames, même si c'est loin d'être très passionnant à lire. Pour ne pas dire plus.
Ce qu'on pouvait pressentir déjà depuis un moment ne fait que se confirmer ici : la relation de Sookie et Eric n'est pas au beau fixe et il est fort peu probable qu'ils finissent ensemble. Pour appuyer son choix, l'auteur ne fait quasiment pas intervenir le beau Viking ; il paraît même être encore moins présent que Bill qui revient sur le devant de la scène pour les besoins de l'enquête. Il y a tant de raisons qui indiquent la fin de cette relation qui a fait battre le cœur du lecteur depuis le début, mais la plus évidente est que Sookie se retrouve cernée par les couples heureux qui se forment autour d'elle, les femmes enceintes et les naissances. Elle essaye de ne pas y penser, mais il y a une souffrance en elle et elle se prend à regretter d'être avec quelqu'un qui ne pourra pas lui donner tout ça. Comment ne pas commencer à sérieusement considérer un amant au sang chaud maintenant ? Surtout qu'un candidat se détache du lot dans ce tome. À moins que Charlaine Harris ait des plans précis en tête pour ce nouvel arrivant un peu mystérieux qui devrait revenir logiquement dans le tome 13.
Après une accumulation de scènes souvent sans intérêt dans le cadre de l’enquête ou témoignant d'un manque d'inspiration certain de la part de l'auteur, vient le moment où elle abat enfin sa carte maîtresse et surprend. Les pièces du puzzle s'emboîtent et plusieurs portes se ferment enfin dans ce tome, pour de bon cette fois. Une chose est sûre : Sookie est en train de reprendre le contrôle de sa vie et, arrivé si loin, le lecteur ne peut qu'attendre avec impatience l'année prochaine et la conclusion tant attendue à une saga qui l'aura tenu en haleine durant 12 ans, pour le pire et le meilleur.
Avis : Beauty de Laurell K. Hamilton
Présentation : "Vous pourriez penser que j'ai pris l'habitude de voir un homme si séduisant tout en sachant qu'il est mien, mais je ne m'en lasse pas, comme si sa beauté et le fait qu'il soit à moi étaient une perpétuelle surprise pour moi."
Avec un vampire comme Jean-Claude dans les parages, c'est normal qu'Anita Blake ait du mal à ne pas remettre en question sa propre apparence... et le pouvoir qu'exerce celle-ci sur ceux qui l'aiment. Mais une baignoire et deux hommes incroyablement sexy -Jean-Claude et Asher- vont lui faire ressentir ce que c'est d'être la plus désirable de toutes les femmes vivantes... ou mortes. Pas mal pour une simple humaine... (Traduction maison)
Avis : Alors que les fans attendaient la sortie le 5 juin 2012 de Kiss the Dead, le 21e Anita Blake, soudainement, sorti de nulle part, Beauty a fait son apparition sur Amazon. L'auteur décrira quelques jours plus tard cet ebook inédit comme une scène sexy coupée de Kiss the Dead qu'elle trouvait dommage de devoir jeter à la poubelle. Pourquoi ne pas plutôt se faire un peu d'argent de poche en le retravaillant et en le vendant pour quelques dollars ? Les fans seront sans doute contents et son porte-monnaie aussi. Vous sentez l'aigreur, là ? Des auteurs comme Kelley Armstrong, Jeaniene Frost, Ilona Andrews offrent gracieusement leurs scènes coupées à leurs fans. Madame Hamilton les vend.
Autant dire que le texte à intérêt à être à la hauteur pour faire passer la pilule. Et là, vous voyez le drame arriver à grands pas. Beauty se découpe en deux chapitres : les préliminaires et la scène de sexe. Et c'est tout. Les scènes sexy à la Hamilton, on les connaît, on en lit depuis plus de 10 tomes maintenant. On sait que l'auteur aime le SM, certaines pratiques orales et surtout se répéter. Oui, Anita, tu ne t'habitues pas à ce qu'on te trouve belle alors que tu as grandi en entendant le contraire. Ça fait juste 200 fois que Jean-Claude et les autres hommes te le disent. Oui, tu acceptes Asher comme il est, cicatrices et tout, et il s'en étonne toujours et encore. Oui, on sait que tu aimes faire des gâteries aux vampires avant qu'ils boivent du sang parce que c'est plus facile pour toi. Donc non, il n'y a rien de nouveau et surtout rien de bien stimulant de ce côté.
Ce qui passe encore moins bien, c'est que le travail de relecture n'a pas été fait jusqu'au bout et que ça se voit. Il manque des mots dans certaines phrases, il reste des typos, du français approximatif ("ma chou") et des erreurs de raccord. Un coup les cheveux de Jean-Claude sont derrière ses épaules, un coup, ils caressent son visage sur les côtés. Il s'est passé 2 secondes entre les deux plans. En plus, il ne fait que répéter ce qu'il se passe dans la tête d'Anita. N'a-t-il donc plus de volonté propre ? On dirait Cordelia de Buffy dans cet épisode où elle répète mot pour mot à haute voix ce qu'elle vient de penser. Heureusement qu'il décide de prendre les rênes de cette petite partie à trois par la suite. Le petit côté agressif/dominant lui va plutôt bien. Mais c'est bien tout ce qu'on daignera retenir. Ça et les 3$ qu'il faudra débourser pour deux malheureux chapitres sans saveur.





