18 mars 2017

Articles conseillés du 18-03-2017

Je savais que le prénom, notamment sa rareté en ce qui me concerne, avait une influence sur le développement de la personne, mais là, ça va encore un peu plus loin.

Je suis fan de l’absurdité totale de ces situations.

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1 mars 2017

Articles conseillés du 01-03-2017

Ça ne résout pas tout le paradoxe, mais c’est intéressant.

Charmant

À court terme, un tel phénomène serait donc localement une « bonne nouvelle » puisqu’il limiterait les perturbations de l’environnement européen. Mais on peut aussi y voir une mauvaise nouvelle si l’on considère que pour prendre conscience du réchauffement climatique et s’y adapter, la plupart des gens ont besoin de ressentir ses effets dans leur chair. Car à l’échelle planétaire, il reste urgent de changer de cap pour éviter un emballement incontrôlable de catastrophes climatiques. Or, on n’en prend toujours pas le chemin…

Aucune raison de se réjouir donc.

Toujours prendre le temps de se faire une idée par soi-même, plutôt que de sauter aux conclusions sur la base d’une phrase tirée de son contexte.

Toujours aussi claire, toujours aussi passionnante à écouter. Quand on prend la peine de toute écouter, et pas juste des extraits auxquels on fait dire tout et n’importe quoi. C’est 25 minutes en tout, c’est intelligent et plein de nuances, y compris dans les silences.

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11 février 2017

L’Homme qui marche de Jirô Taniguchi

Note : Avis préalablement posté sur CinémAsie le 16 septembre 2013 avec la note contemplative de 4/5.

Avis : S’il est bien un manga de Taniguchi qui n’est pas si simple à appréhender qu’il n’y paraît, c’est bien L’Homme qui marche. Comparé à Quartier lointain où le lecteur peut se permettre de rester passif et se laisser porter par le scénario, ici, il faut accepter le défi de se glisser dans la peau du personnage principal, de faire l’effort de voir avec ses yeux. Sans ça, le livre doit perdre une grande partie de sa saveur et paraître bien ennuyeux.

Comme avec les haïkus, il est fort probable qu’aucune sensation ne ressortira des scènes si aucun lien intime ne se fait avec le lecteur. Heureusement, les situations sont suffisamment communes pour évoquer quelque chose chez la plupart d’entre nous. La première neige de l’hiver dont on a presque l’impression de sentir l’odeur, ce bout de paysage qui retient notre attention au détour d’une rue et qui devient soudain un endroit pour lequel on éprouve une inexplicable affinité et que l’on veut s’approprier à sa façon.

L’homme qui marche vient d’emménager et part à la découverte de sa nouvelle ville. On ne connaît pas grand-chose de l’un comme de l’autre, mais est-ce important ? C’est l’occasion pour lui de retrouver des choses familières lui rappelant son enfance, de partager des moments avec les gens qui l’entourent et surtout avec la nature. Un moyen de construire des souvenirs propres à cette ville aussi. Toutes ces situations donnant lieu à de grands instants de poésie, de bonheur et de sérénité où le temps semble s’arrêter pour mieux être dégusté. Les silences prennent alors un sens nouveau souvent très touchant. Et pour ça, Taniguchi n’a pas eu à inventer des scénarios alambiqués. Simplicité de l’histoire pour un dessin maîtrisé d’une grande précision semble être le seul tour de magie réalisé par l’auteur. Âmes insensibles s’abstenir.

10 février 2017

Avis : L’Homme qui mit fin à l’Histoire de Ken Liu

Quatrième de couverture : Futur proche.
Deux scientifiques mettent au point un procédé révolutionnaire permettant de retourner dans le passé. Une seule et unique fois par période visitée, pour une seule et unique personne, et sans aucune possibilité pour l’observateur d’interférer avec l’objet de son observation. Une révolution qui promet la vérité sur les périodes les plus obscures de l’histoire humaine. Plus de mensonges. Plus de secrets d’État.
Créée en 1932 sous mandat impérial japonais, dirigée par le général Shiro Ishii, l’Unité 731 se livra à l’expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo, entre 1936 et 1945, provoquant la mort de près d’un demi-million de personnes… L’Unité 731, à peine reconnue par le gouvernement japonais en 2002, passée sous silence par les forces d’occupation américaines pendant des années, est la première cible de cette invention révolutionnaire. La vérité à tout prix. Quitte à mettre fin à l’Histoire.

Avis : Que rajouter après une quatrième de couverture qui, finalement, dit tout du livre ? Peut-être insister un peu plus sur le dilemme que poserait le procédé de voyage dans le temps tel que décrit ici. Ce thème a largement inspiré les auteurs de S.F., mais ici, il y a un piège : l’unicité. Un seul voyage sans interaction possible avec l’environnement pour une seule personne à une période très précise qui deviendra inaccessible par la suite. Un one-shot pour faire la lumière sur un moment de l’Histoire. Un rêve pour tout historien à n’en pas douter, sauf que se pose alors la question de la validité du témoignage. Comment s’assurer que celui-ci sera complet, impartial, non biaisé par l’observateur et qu’il n’apportera pas son lot de questions auquel il n’y aura plus moyen de répondre ? Comment remplacer les suppositions et le travail de recherche toujours dépendant d’un contexte pour obtenir enfin les faits ? Comment obtenir une vérité indiscutable et la protéger de toute modification ultérieure qui la plierait à telle ou telle raison d’État ? Surtout dans la mesure où le livre traite abondamment de négationnisme.

Ken Liu prend pour sujet de démonstration l’histoire sordide de l’Unité 731. Et d’appuyer sur le fait qu’il est parfois difficile de faire admettre à une nation entière qu’elle a les mains couvertes de sang. Attention, mise en abyme curieuse à la clé. Tout comme les scientifiques de l’histoire qui sont soupçonnés de partialité, difficile d’oublier que Ken Liu est un auteur américain d’origine chinoise qui parle d’exactions japonaises perpétrées en Chine. L’idée n’étant pas ici d’atténuer le propos en le soupçonnant de patriotisme ou de propagande, mais, au contraire, de souligner que sa voix ne sera pas entendue par tous justement à cause de ces éternelles rivalités Japon/Chine qui ne facilitent pas la reconnaissance de la vérité historique (voir aussi le massacre de Nanjing et les femmes de réconfort). Ce qui appuie justement le propos du livre : qui pour raconter l’Histoire ? Pour certains, dans le livre comme dans la réalité, la voix d’un Chinois ne pourra pas être entendue. Tout comme les voix de ceux ayant survécu à l’Unité 731 ou y ayant œuvré. La manipulation et la théorie du complot sont plus crédibles que la vérité. On se prend donc rapidement à rêver de la réalité d’un tel procédé et d’un moyen de le rendre incontestable ne serait que pour clouer le bec une bonne fois pour toutes à une frange nauséabonde de l’humanité. Et encore plus par les temps qui courent.

10 février 2017

Avis : La La Land de Damien Chazelle

Présentation Allo Ciné : Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions.
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance.
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?

Avis :

♫♪ City of stars
Are you shining just for me? ♫♪

Petit air entêtant qui ne me quitte presque plus depuis quelques jours. Et si ce n’est pas City of Stars, c’est Another Day of Sun. J’en suis même rendue à faire des glissades aussi élégantes que possible sur mon carrelage en chantant (faux). Je suis foutue, je crois. J’ai des larmes paillettes plein les yeux.

Pourtant, ce n’était pas gagné. Passé la scène d’introduction bluffante, j’ai vraiment eu du mal avec le côté « moderne » du film. C’est comme s’il manquait un charme que j’attendais et qui ne venait pas alors que La La Land passe son temps à rendre hommage à Singing in the Rain, Jacques Demy, West Side Story, Un Américain à Paris, etc. Il m’a également paru un peu maladroit par endroits ; il y a clairement des longueurs et des scènes qui ne fonctionnent pas vraiment au milieu. Je me suis souvent prise à imaginer ce que Woody Allen aurait pu faire de cette histoire douce-amère. On retrouve non seulement une de ses actrices fétiches, mais aussi sa façon de filmer les tête-à-tête entre les personnages et les relations de couple. C’était un peu troublant et ça m’a vraiment donné envie de revoir Everyone Says I Love You, un de mes Allen préférés.

Mais ce film a quand même un petit quelque chose. Il n’est pas parfait, il n’est pas aussi brillamment réalisé que Whiplash, mais il est plus profond qu’il n’y parait. Ce n’est pas juste une comédie romantique sur fond de musique et de cinéma. J’ai d’ailleurs été peu touchée par la naissance de l’amour entre les deux personnages, tout juste amusée ; la sauce ne prenait pas, surtout avec le passage à vide au milieu du film, mais j’ai trouvé la fin tellement brillante et puissante, comme si on touchait une vérité l’air de rien. Du rêve, de la désillusion, de l’espoir, des regrets, de l’amour, du bonheur… et quelques mouchoirs bien humides. La La Land ne pouvait pas mieux porter son titre.

♫♪ Here’s to the ones who dream
Foolish as they may seem
Here’s to the hearts that ache
Here’s to the mess we make ♫♪

Il serait peut-être judicieux de s’imprégner un peu de la BO avant de voir le film, surtout de ses paroles, parce qu’à la première vision, j’ai eu du mal à me retrouver entraînée par la mélodie d’un côté, la danse d’un autre et faire en plus attention à la signification des paroles qui viennent souligner l’histoire, tout en essayant de retrouver les références. Trop d’informations pour mon petit cerveau. Voir le film en VO sous-titrée semble aussi être une bonne idée, plutôt que d’avoir à jongler entre les chansons en anglais et le reste doublé. Surtout dans la mesure où, parfois, ça parle et ça chante en même temps.

Sur ce, je retourne chanter (faux) en glissant comme je peux sur le carrelage.

♫♪ Ba-ba-da-ba da-ba-da-ba
Ba-ba-ba ba-da-ba-da-ba
Ba-ba-ba ba ♫♪