19 janvier 2011

Avis : Fool Moon (Dresden Files 2) de Jim Butcher

Synopsis : Les affaires ne vont pas fort. Elles sont même en arrêt maladie ! Chicago devrait regorger d’affaires juteuses pour le seul magicien de l’annuaire, et pourtant, l’agenda d’Harry est aussi vide que le crâne d’un zombie. Ah, enfin un meurtre ! Enfin, si on peut dire… La police a besoin d’Harry pour élucider un cas très particulier : un corps en charpie, d’étranges empreintes griffues, la pleine lune… ça ne vous dit rien ? (Milady)

 

Avis : Ce qu’il y a de très appréciable avec les Dresden, c’est que l’action est présente dès le début. L’auteur ne perd pas de temps à représenter son univers voire même son personnage principal, il le jette directement dans l’aventure et discute après. Le début n’est d’ailleurs pas sans rappeler le tome 1 avec un cadavre qui lui retourne l’estomac d’entrée de jeu. La victime a morflé et pour cause, ce tome est entièrement dédié aux loups-garous au sens large. En fait, on apprend rapidement que les choses ne sont pas si simples au pays des thériomorphes (pour le traducteur non plus m’a dit mon petit doigt) puisqu’il faut en quelques lignes apprendre à distinguer les hexenwolves, les werewolves, les lycanthropes et les loups-garous (en français dans le texte). Avant Fool Moon, on n’avait pas idée que ça puisse être aussi compliqué de définir un humain se transformant en loup. Il va sans dire que ce tome est sanglant et que la violence est bestiale. Notre Harry va d’ailleurs se retrouver très mal en point pendant la plus grosse partie de ce tome, au point que son deuxième prénom ne devrait plus être Blackstone mais « force de la nature » tellement il en bave au fil des pages et qu’il est même incroyable de le voir se relever toujours et encore. Ce qui ne lui ôte pour autant ni son humour ni ses talents bluffants de magicien. On en apprend au passage plus sur lui et surtout on découvre que la mort de ses parents n’est pas ce qu’elle parait être, ce qui donne enfin plus de profondeur et de noirceur au personnage et lance une piste intéressante pour la suite. De même ses relations avec les femmes de sa vie (Susan et Murphy) sont à nouveau mises à rude épreuve mais on sent poindre un vrai sentiment de loyauté indéfectible qui aura été durement acquis.

 

Malgré des scènes d’action toujours aussi extraordinaires et efficaces et un dénouement surprenant, l’alternance de très bons passages et d’autres, il faut l’avouer, d’un ennui profond ne suffit pas donner une très bonne impression de l’ensemble. Ça reste plaisant à lire, les personnages ont tous leur place dans l’histoire et l’intrigue, bien qu’assez mince au final, tient la route mais ça ne laisse pas un souvenir impérissable non plus. C’est comparable à un bon film d’action qui en met plein les mirettes pendant 2 heures mais dont il ne se dégage finalement pas grand chose d’autre. Ce qui n’empêche pourtant pas de vouloir lire la suite.

« I am », I intoned, with an imperious narrowing of my eyes, « the burger king ».

Harry Dresden

Note :