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Revue de presse

Dans « Un jour sans fin », Bill Murray est condamné à revivre sans arrêt le même jour, même s’il se suicide. Il ne garde aucune marque physique, aucune cicatrice, ses cheveux et sa barbe ne poussent pas, prouvant sans contestation possible que le corps est le même chaque matin. Par contre, il apprend petit à petit à jouer du piano et se souvient des jours passés, signifiant que l’esprit, lui, est différent chaque matin. Or, pour transformer un corps qui n’a jamais touché un piano en un joueur aguerri, l’esprit doit forcément accomplir un changement physique sur ce dernier. Mais, comme je l’ai dit, tout semble indiquer que le corps n’a pas évolué. Le film démontre donc, par l’absurde, que la séparation corps/esprit n’est pas réaliste et que la définition du « moi » est intrinsèquement liée au corps. Oui, je le reconnais, c’est assez pénible de regarder un film en ma compagnie…

Bien vu !

Surtout en France, où il est dit que si un ouvrage se vend, c’est parce qu’il est mauvais: un préjugé qui ne repose, à mon sens, sur aucune réalité.

Euh… 50 shades… (enfin, je dis ça, je dis rien)

Connaissez-vous cette formule de Gide à propos de Maupassant ? «Maupassant est à chacun de ses lecteurs la même chose et ne parle à aucun en secret.» Autrement dit, ce n’est pas un écrivain ! Je rejoins Gide totalement: un écrivain est quelqu’un qui n’est à aucun de ses lecteurs la même chose et qui parle à chacun en secret. C’est pourquoi la critique est possible.

C’est beau ça !

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