24 février 2005 : Gros n’avion suite et arrivée.

J’ouvre un oeil plus tard et je reconnais Daniel Wu. Tortue m’apprend qu’il s’agit de Enter the Phoenix. Tortue commence à sombrer. L’ouverture d’oeil suivante me fait découvrir le début de Shark Tales. Mouais bof ben dodo plutôt. Réveil définitif 2h30 avant l’arrivée ce qui doit faire 3h30 du matin pour nous, 10h30 pour la Chine. Il fait grand jour dehors et les petits volets des hublots commence à s’ouvrir. Petite vidéo sur la quarantaine et les choses qu’on n’a pas le droit d’importer en Chine avec nous comme les fleurs, les légumes frais, des animaux morts, empaillés et surtout pas d’OGM… ah ah ah la bonne blague du matin… alors que la Chine ne va pas tarder sa propre production d’OGM. Sur ce les lumières s’allument doucement dans la cabine et la vidéo de stretching du matin commence histoire de se remettre les os en place. Tortue dort toujours et rate ce moment assez hallucinant qui se déroule sur fond de Shania Twain. Devant moi, seules 2 personnes ont l’air de suivre à la lettres les instructions. Le reste est encore trop groggy pour bouger plus que les globes oculaires. Les hôtesses ont décidé que tout le monde était bien réveillé maintenant et qu’elles pouvaient allumer les plafonniers à pleine puissance. Coup d’oeil à la carte, on est à 1h30 de l’arrivée, quelque part aux alentours de Pékin. C’est bizarre de se sentir si réveillée à 4h30 du matin. Arrive le petit déjeuner que je n’ai pas le courage de toucher. 4h30 du mat je petit-déjeune pas moi, je dors. Je ne suis pas contre un petit thé.

Retour des vidéos d’infos et pub. Un clip ultra-kitch semble raconter l’histoire cul-cul entre un pêcheur et une nana de la ville. Même qu’elle garde le marcel rouge du mec qu’elle lui avait raccommodé entre temps avec Amûr. Forcément quand elle s’étale dans une flaque d’eau, le marcel est tout mouillé et elle replonge dans ses souvenirs et pleure. Bouh c’est beau ! Le montage du clip ou mon manque d’attention ne dit pas s’ils se retrouvent à la fin ou si chacun reste à pleurer dans son coin. En tout cas, le temps passe vite et c’est déjà l’arrivée. La descente est aussi douce que le décollage. On se pose comme une fleur sur la piste 11h après le départ. La température extérieure annoncée est de 7°c (plus qu’à Paris donc). L’angoisse maintenant c’est est-ce que tous nos bagages sont bien là et ne vont pas continuer leur route sur Pékin. Notre troupeau commence à parcourir l’aéroport qui paraît immense. Certains sont détournés sur la gauche au son d’un Beijing autoritaire. Nous continuons tout droit, toujours tout droit, encore tout droit puis à gauche nous aussi. Le hall est vaste surtout pour la population qui y circule. On aurait pu s’attendre à plus d’activité à 13h dans un aéroport international mais non c’est calme… trop calme. Prochaine étape : donner nos petits papiers au service de quarantaine pour dire que nos carambars (merci Maïkool) ne sont pas contagieux et qu’on n’est pas porteur d’une maladie quelconque susceptible de faire muter les grains de riz. On ne nous demande même pas nos petits carnets de vaccinations et l’opération (tendre le papier pour nous, jeter un oeil pour l’agent) ne dure pas plus de 10 secondes. Jusqu’ici tout va bien. Poste suivant : contrôle des passeports et de la carte remplie pendant le vol. Bon, le chinois même dans un aéroport international a peut-être autant de mal à reconnaître des occidentaux depuis photo que les occidentaux dans le 13ème à différencier les vendeurs de Musica (ok j’exagère). En tout cas, ils nous ont fixé un moment puis nous ont donné le feu vert pour aller chercher nos bagages. A peine le temps d’arriver le long des tapis, notre monstre de 50kg avait déjà fait un tour. Une valise, un sac à dos. Ouf tout est bien là. En attendant le retour du monstre, on remarque que tout notre bazar (bazar = les PDA, la carte mère de Naru ainsi que son alimentation, son disque dur, sa souris et son clavier mais aussi le disque dur externe, le portable, le radio-réveil et les appareils photos) n’est pas à déclarer à l’entrée du pays. On va soudain paraître beaucoup moins louche avec tout notre matos et les visas touristes 2 mois. Mais du coup comme on n’a déclaré ce matos ni d’un coté, ni de l’autre, on espère qu’on ne va pas avoir de problème au retour (cela dit ça sera bien démodé d’ici à ce qu’on rentre). On aurait mieux prévu le coup, on aurait pris toutes les factures avec nous mais manque de temps oblige tout a fini dans des cartons. On essayera de ne pas faire des têtes de truands ou de vilains pirates à notre retour.

Bagages chargés sur la charrette, étape suivante : trouver notre guide perso et française allouée pour quelques jours pour nous faire faire nos premiers pas dans ce monde. Guide qu’on ne tarde pas à trouver et qui nous mène directement vers le bureau de change. Toujours bien garder le reçu. Conseil dont nous n’avons pas eu besoin mais je passe le mot.

Premier test de température à l’extérieur : pour l’instant tout va bien, c’est supportable comparé à ce qu’on attendait. Température parisienne. Reste plus qu’à trouver un taxi monstre acceptant sac monstre. Et là c’est pas gagné. J’y reviendrai mais tous les taxi ici on a peu près la même tête et sont généralement des voitures du peuple… allemand. Notre guide discute avec le gestionnaire des taxis qui arrivent à nous dégotter ce qu’il nous faut. Après quelques mots incompréhensibles de notre guide au chauffeur, nous voilà partis pour 1h de taxi en direction de l’hôtel. Il doit être 14h passé. Comme on ne porte pas de montre, on n’a pas vraiment d’indicateur de temps. En tout cas pour l’instant on est encore en forme. La route n’est pas particulièrement passionnante. Le style de conduite du chauffeur et de ses camarades l’est déjà beaucoup plus mais ça j’y reviendrai parce que le sujet mérite clairement un post à lui seul. Les premières tours commencent à se dresser devant nous, c’est le signe qu’on se rapproche du centre. Impossible de savoir exactement où on est sur la carte, j’essaye bien de voir si LE point de repère (la tour télé) de la ville est visible mais rien à l’horizon. Rien que des barres et des tours avec un gros nuage autour. On passe le Huangpu sans même sans rendre compte. 10 minutes plus tard, pouf hôtel. Un hôtel 4 étoiles (sur 5, on n’est pas en France non plus) avec un groom qui se dépêche de venir prendre notre gros sac… tout seul ! C’est beau la jeunesse ! Même si ça veut dire se déplacer une vertèbre.

On est tous d’accord pour dire qu’une sieste à cette heure ne nous aiderait pas à nous faire au décalage horaire donc le temps de poser nos affaires, de nous rafraîchir et nous voilà repartis avec notre guide.

Voilà pour le début de nos aventures chinoises. Les posts suivants seront plus organisés autour d’un thème en particulier. Ce n’est pas que je n’aime pas raconter ma vie dans les moindres détails hin (vite mon skyblorg) mais comme ça n’a jamais été la politique maison, autant parler de l’essentiel.

5 thoughts on “24 février 2005 : Gros n’avion suite et arrivée.

  1. 50 kg ?! Ca fait relativement beaucoup :-) En tout cas, j’en déduis que vous avez trouvé votre bonheur dans la petite boutique proche de République.

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