23 février 2005 : Départ

Pour notre plus grand plaisir, départ prévu à 19h (et pas 4h du mat comme on aurait pu le craindre). Il faut donc être à l’aéroport 2-3 heures à l’avance. Le temps d’aller à Roissy depuis le Marais, on va compter 1h donc départ vers 15h de l’appartement quasi-vide mais pas complètement puisque jusqu’au dernier moment on descendait encore des trucs à la cave (oui oui, organisés comme nous sommes, il restait trop de choses à amener chez sœur de la tortue et surtout pas assez de temps pour le faire). Finalement on arrive à boucler tous nos bagages (même le gros de 50 kg !!!!!!) à 15h30. On fait le trajet comme on peut avec nos 100kg sur les épaules-bouts de bras. On arrive avec une petite heure de retard sur nos pronostics mais dans les 2 heures avant embarquement donc tout va bien. Sauf qu’on a notre monstre de 50kg et qu’on se demande s’il ne risque pas de rester sur la piste. Début d’angoisse. Va-t’on se faire refouler alors qu’il ne reste que ça à faire. Qu’est ce qu’on fait si le sac doit rester en France, y a quand même un sacré paquet de nos affaires dedans. Va t’on être condamné à porter des bermudas pendant 6 mois ? Et bien non. Ils ont bien voulu prendre notre gros sac qui était tellement gros qu’on ne pouvait pas le poser correctement sur la balance pour connaître son poids exact. Plus de 50 certainement, étiqueté 49 sinon les bagagistes pouvaient encore refuser de le transporter. Et là heureusement que la boîte de tortue paye les 10 kg de surplus par personne parce que ça douille cher Air China. Je vous conseille même de vous asseoir si ce n’est pas déjà fait avant de lire la ligne qui suit. Le kg est à 52€ et sachant qu’on avait en 20 supplémentaires, je vous laisse déduire le prix du kérosène. Oui ça fait mal, mais ce n’est pas grave, ce n’est pas nous qui payons. Voilà une bonne chose de faite.

Plus qu’à aller dans la salle d’attente, se prendre un petit truc chaud histoire de ne pas embarquer trop d’euros qui ne nous serviraient pas. Coup d’oeil alentour. Apparemment on va voyager avec beaucoup de jaunes, normal avec Air China me direz-vous. Du coup on comprend vite que les deux langues officielles de ce vol seront le mandarin et l’anglais (avec très très fort accent chinois quand même). En passant, une partie de nos camarades de vol a pour destination Pékin et fera le changement à Shanghaï, on a vu plus pratique comme correspondance sachant que l’avion va survoler Pékin sans s’y arrêter. Autres détails qui ont leur importance, nous volons à bord d’un A340, vol numéro CA950. Les hôtesses et stewards sont chinois pour ceux qui seraient intéressés (Jeffy, si tu me lis) et parlent anglais avec un accent à couper au couteau. Sinon les rangées sont de 8 sièges (4 au centre, 2 fois 2 sur les cotés) et comme on n’est pas sur les bords on ne verra ni le paysage ni le lever du soleil. Tortue n’a pas de voisin sur sa gauche et de l’autre côté de mon allée il y a un coréen (pourquoi pas) qui va sûrement finir sourd vu le niveau sonore de son baladeur.

Sinon, Air China ce n’est pas le grand luxe apparemment mais je peux difficilement comparer avec autre chose, il va falloir que des gens viennent nous voir avec d’autres compagnies pour nous raconter leur expérience. En tout cas, à l’entrée, le petit garçon devant moi à fait remarquer que c’était toujours aussi sale et pour ce qui est des séances ciné, c’est tout le monde à la même enseigne avec quelques écrans télé le long de l’axe central de l’avion. Manque de bol, on en a un juste devant le nez et à cette distance, c’est très lumineux.

Assis, attachés, petite couverture sur les genoux et petits coussins dans le dos. Parés au décollage. Et ben l’A340 c’est vachement moins décroche-cœur que le n’avion qu’on avait eu pour le Danemark. Là, on n’a quasiment pas senti l’avion quitter le sol. Manque plus que la présentation des hôtesses pour nous dire quoi faire en cas de crash, dépressurisation ou tout autre évènements indépendants de leur volonté. Sauf que là où c’est beau Air China, c’est qu’il suffit de passer la vidéo sur les TV. Et oui, il fallait y penser. Puis viennent les écrans pour nous indiquer l’altitude, la température extérieure, les heures d’un peu partout sur le trajet, le temps restant et les cartes pour nous dirent au-dessus de quoi nous volons. Vu la durée du vol, on ne crache pas sur ce genre de petits détails. Petites collations avant le repas. Repas avec un plat principal assez asiatique dans l’esprit, le reste étant bien français. Trop crevée pour manger, j’enfourne le triangle Camembert Président en dodelinant de la tête. Attendons le film en écoutant de la musique sur les radios embarquées de l’avion. Tortue regarde les news, les pubs et les vidéos maison qui bénéficient de 2 canaux audio (mandarin et anglais). Pour les films, je ne risque pas de faire de résumés, ça a du commencer vers 21h (heure française) et j’avais déjà rejoint Morphée. J’ai vaguement vu un bout de Chinese Odyssey – A Pandora’s Box où je n’ai rien compris mais tortue m’a dit que c’était normal puisqu’il faut avoir vu le 1 et avoir suivi un peu l’histoire depuis le début quand même. Le temps que le générique de Cat Woman s’achève j’avais déjà replongé. Tortue a eu du mal à s’endormir alors que moi j’étais plutôt réveillée périodiquement par des douleurs dans les jambes malgré les chaussettes de contention. Ballade dans l’allée mais pas très efficace. Comme quoi rien ne vaut un lit. En plus l’air est super sec dans la cabine et même si les hôtesses passent régulièrement donner de l’eau, on a toujours l’impression d’avoir le nez et la gorge secs. Changement de jour, changement de post.

4 thoughts on “23 février 2005 : Départ

  1. Ouais mais en fait, j’ai juste vu que ça parlait d’une boite de Pandore puis redodo et comme je ne savais pas que ça en parlait dans tous, Tortue a sans doute raison, ça doit être le 2

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