Shanghaï : Introduction

Clim : OK. Couette : OK. Bouillotte (et on ne rigole pas, même si j’ai amené la mienne, ils en vendent dans tous les super markets ici) : OK. Mitaines et écharpe : OK. The Servant : OK. Je crois que je suis prête pour enfin commencer les comptes rendus tant attendus par tout le monde.

Commençons d’abord par le pourquoi du comment. Jusqu’à présent je me suis contentée de messages subliminaux pour indiquer aux initiés la date de notre départ et ses constants changements. Forcément maintenant que ce blog devient un blog d’expat il va falloir en dire un peu plus pour l’introduction.

Ainsi, en juillet 2004, Tortue reçoit une proposition indécente… partir 1 ou 2 ans à Shanghaï avec un autre français pour développer la mondialisation (elle en a bien besoin)… pardon je m’égare. Il s’agit simplement d’outsourcing (développer des applications informatiques) avec des petits chinois bas prix pour le compte d’une SSII française. Quoi ça c’est la même chose ? Enfin bon passons. Après un gros mois d’août de négociations entre tortue et bouilloire pour savoir si le grain de riz est vraiment meilleur de l’autre côté de la Terre, un « oui » est sorti mollement de la bouilloire. Mou parce qu’en ayant le choix, je ne serais certainement pas partie parce que la France c’est bien alors pourquoi aller ailleurs je vous le demande. Ben parce que je continue à penser qu’il n’y a pas eu vraiment choix de ma part mais plutôt poussage dans tous les sens avec arguments divers face à mon absence d’argument valable : Quel courage ! Quelle occasion ! Quelle chance ! Que la jeunesse en profite ! Bla bla bla… Enfin bon passons. En contre partie, niet Popov pour les enfants avant le retour en France.

Septembre arrive et les dates s’annoncent entre décembre et mars. Rien de précis. Pendant un temps, décembre semble se dessiner avec plus d’insistance à l’horizon mais seulement pendant un temps. Puis c’est début janvier… puis février… hum et le déménagement ? En avril hin, c’est pas mal avril non ? Non. Et la communication pour dire où ça en est, les visas, les billets, les locaux sur place, les juristes et l’autre gars qui est censé venir avec nous… il faut limite y aller au goupillon dans le nez pour avoir des indices alors dès que tortue a pu elle a dit : contractuellement, tel jour, on veut une date définitive parce que ça va bien 6 mois les hésitations mais là quand même il faudrait s’organiser… enfin au moins nous de notre côté, hin. Le 10 février à 22h30 après coup de fil de la tortue, on arrive enfin à extraire un 23 février du nez du grand patron. Alea Jacta Est comme dirait moi-même. Reste plus qu’à finir d’empaqueter nos choses et à les bouger. Je passerai sur les détails comme les visas touristes (et pas business pour tortue) qui arrivent la veille du départ et le fait que non apparemment il n’y aura pas d’autre français avec nous. Ah ah ah je ris de me voir si belle en ce miroir. Avance rapide. Stop. Post Suivant.