27 juillet 2011

Souvenirs de cinéma 1

Le cinéma est sans surprise un vieil ami même si je vois désormais beaucoup moins de films qu’à une époque, la faute principalement aux séries TV. Et encore moins en salle, la faute à une programmation de plus en plus maigre en VO. Pour ressituer un peu, je rappelle que je suis née fin 1978.

  • Je me souviens avoir été voir Blanche-Neige et les 7 nains avec ma maman pendant que mon père allait voir un James Bond. Dans ma mémoire, il s’agissait de Dangereusement Vôtre (1985) mais la ressortie de Blanche-Neige en France c’était 83 donc je ne suis pas très sûre de moi. Si ça se trouve c’était Octopussy.
  • En parlant de James Bond, j’ai vu au moins Permis de Tuer (1989) avec Timothy Dalton avec mon père. (Question : Ça n’était pas interdit au moins de 12 ans ?) Maintenant, chaque fois qu’un Bond sort, on en parle avec mon père, savoir si c’est un bon cru ou pas.
  • Une première parenthèse hors salle de ciné. On a eu un magnétoscope très top à la maison et la première K7 qu’on a enregistrée c’était aussi un James Bond : L’Espion qui m’aimait et comme ça a été la seule K7 pendant longtemps, j’ai dû voir le film des dizaines et des dizaines de fois. J’avoue connaître encore certaines scènes par cœur. J’étais en primaire.
  • Le premier film asiatique que j’ai vu, c’est Le Roi des singes contre le palais céleste issu des Studios de Shanghai. Je ne me souviens pas de l’année, j’étais vraiment petite mais on m’avait acheté le livre illustré du film. J’étais fascinée par la forme et la couleur des pêches. J’ai acheté le DVD quand on était à Shanghai mais je n’ai pas encore pris le temps de le revoir.
  • J’ai vu les Bisounours 2 avec mon père en 1986 au Capitole de Clermont-Ferrand. Qu’est ce qu’on n’est pas prêt à faire pour la joie de ses enfants quand même !
  • En 1991, c’était Robin des Bois, Prince des voleurs. Toujours avec le même accompagnateur. J’ail la BO en K7 audio et le CD de Bryan Adams.
  • La même année dans un tout autre genre : L’Histoire sans fin II. Le livre avait servi durant des mois à mes parents à m’endormir le soir quand je n’étais pas encore en âge de savoir lire et j’avais bien sûr vu le 1er de nombreuses fois.
  • En 1992, L’Arme Fatale 3. J’ai l’impression que ma mère ne m’a emmenée voir que Blanche-Neige en fait.
  • Je me souviens de ce film canadien : Bach et Bottine (1986), vu à Paris avec parents, oncle et tante. Je voulais une mouffette après. Note à moi-même : essayer de retrouver ce film pour le revoir.
  • Mon premier Woody Allen en salle c’était Meurtre Mystérieux à Manhattan (1993), j’avais adoré. A l’exception de Melinda et Melinda, j’ai vu tous les suivants. Par contre, je suis encore en retard sur le début de sa carrière.
  • En 1996, je passais le bac et le dernier jour, après la dernière épreuve qui avait lieu le matin, je filais directement prendre le train pour Clermont-Fd et voir Trainspotting. Il fait encore partie de mes grandes claques ciné aujourd’hui et j’ai deux affiches du films dans mon bureau.
  • En sortant de la projection d’Assassin(s) (1997), il y avait une exposition de peinture sur bennes à déchets sur la Place de Jaude. Ça m’a paru totalement surréaliste après le film.
  • J’ai passé une soirée à pleurer après avoir vu la Vie Rêvée des anges (1998). Je n’ai jamais pu revoir le film depuis.
  • Breaking the Waves m’avait fait le même effet mais c’était en K7.
  • Quand j’étais à la fac, il y a des jours où je pouvais me faire 3 films d’affilée sans sortir du ciné. Une année, je ne sais plus laquelle, j’avais du dépasser les 60 films vus en salle. C’était ma période boulimique.
  • Vu lorsque j’étais en 4ème en K7, Leviathan m’avait fichu une telle trouille que je regardais le film du fond du salon et que je me cachais régulièrement derrière mes mains en disant « je peux plus, je peux plus ». J’avais fini par m’arrêter et une amie m’avait raconté la fin. J’avais donc craqué à 5 minutes du générique…
  • Autre film culte : La Leçon de piano (1993) vu à Issoire avec ma mère (ooohhh), la même amie que ci-dessus, sa sœur et le petit-ami de cette dernière. C’est un film que je n’ai pas dû voir plus de 3 fois parce qu’il me transperce à chaque fois. J’ai la BO que j’ai écoutée en boucle mais pareil je n’y arrive plus aujourd’hui sans pleurer comme une madeleine. J’ai su jouer le morceau principal au piano.
  • J’ai vu Entretien avec un vampire (1994) avec mon oncle. Il avait eu l’air un peu gêné a posteriori parce qu’il y avait de la tension entre les hommes et il n’était pas sûre de ma réaction vis à vis de ça. J’avais répondu que c’était pire dans les livres :)
  • Avec ce même oncle, j’ai vu le director’s cut de Blade Runner en salle, place d’Italie, lors de sa ressortie en 1992. J’avais vu le montage d’origine un certain nombre de fois mais le voir sur grand écran, c’était un moment unique auquel je repense souvent.

A suivre…

27 juillet 2011

Mixtape n°3 ~ Face B

Toujours 1997

Suzanne Vega – Headshots

Eels – Rags to rags

IAM – L’empire du côté obscur (forcément)

Ici s’est glissé un morceau totalement inidentifiable sans parole, sans indice. La Tortue non plus n’a pas trouvé, pas plus que son logiciel qui sait trouver le titre d’une chanson à partir d’un extrait. Mystère.

Des fois je me surprends moi-même. Peut-être la partie avec les rimes en « L »…
Peter Kitsch – Surnaturel

No Doubt – Just A Girl

Blur – Song 2

The Source Featuring Candi Staton – You Got The Love

Blueboy – Remember Me

Dolly – Je Ne Veux Pas Rester Sage

MC Solaar – Gangster Moderne

Note : c’est marrant, j’avais dû utiliser un logiciel pour faire la « jaquette » pour la K7. Il y avait un joli clipart de vache dessus :)

26 juillet 2011

Articles conseillés du 26-07-2011

J’ai beau connaître l’histoire depuis des années, je ne m’en lasse pas

ça répond à la question qui me trottait dans la tête. Combien de mots dans les A Song of Ice and Fire ? Réponse : beaucoup beaucoup

ça on a bien vu avec Micah et les Merry… sauf qu’en France on joue moins sur les tailles de police pour faire illusion du coup les tomes sont rikiki

Si c’est pas du fanservice pour fille ça

Shiny !!

blogmarks.net

25 juillet 2011

Mixtape n°3 ~ Face A

Ça commence un peu bizarrement vu que j’étais à fond dans The Rocky Horror Picture Show du coup j’avais dû détourner des morceaux d’un cd emprunté à la médiathèque… avant de l’acheter bien sûr. Surtout ne chantez pas trop fort, ça peut faire peur aux voisins.

Rocky Horror Picture Show – Sweet Transvestite

Rocky Horror Picture Show – Touch-A, Touch-A, Touch Me

Et maintenant retour en 1997

No one is innocent – Nomenklatura

Aerosmith – Falling in Love (is Hard on the Knees)

1997 c’est aussi la sortie de The People vs. Larry Flynt au ciné et le retour de cette chanson qui date de 1976

Gary Wright – Dreamweaver

Une semaine plus tard, sortait Mars Attacks de Tim Burton et la célèbre chanson suivante de… 1965

Tom Jones – It’s Not Unusual

David Bowie – Little Wonder

Spice Girls – 2 Become 1

Encore de la BO avec Didier… et Le Dog (même pas honte)

Skunk Anansie – Hedonism

Alanis Morisette – You Oughta Know (1995)

Sortie du Prix à payer et donc :

En Vogue- Don’t Let Go

1996, il y avait eu l’arrivée de Friends

The Rembrandts – I’ll Be There For You

Et là je vais en mortifier plus d’un mais j’assume. Aller ! Je suis sûre que d’autres connaissent au moins le refrain par cœur.

Ophélie Winter – Dieu m’a Donné la Foi

24 juillet 2011

Avis : Larme Ultime de Shin Takahashi

Initialement publié sur Cinemasie le 2 mars 2003 avec la note de 3,75/5

Sortez vos mouchoirs…

Comme le dit l’auteur dans sa postface, il aime à penser que le lecteur va se laisser emporter par son histoire comme dans un bon film. Après la lecture de ce premier tome, je n’ose imaginer ce qu’il va advenir du lecteur à la fin de l’histoire. C’est vrai que ça commence plutôt bien même si c’est un peu bizarre. Cette histoire d’amour qu’on nous présente à grands coups ostentatoires de « Nous allons nous aimer » paraît même assez ridicule au premier abord sauf que le talent de l’auteur à créer une situation ultra-dramatique relativise tout d’un seul coup. Les choses deviennent très noires même si on ne saisit pas vraiment tout de suite les enjeux de la guerre qui sert de toile de fond. Ce qui partait pour être une bluette assez niaise en vient à nouer la gorge à chaque fois que la fragile Chise « détend » la situation par une phrase montrant toute son innocente devant une situation aussi grave. La situation semble d’ailleurs désespérée, l’amour compromis et pourtant la grande force des personnages est de vouloir aller toujours de l’avant même s’il ne subsiste qu’une goutte d’espoir dans l’océan de la tristesse. La rencontre entre deux personnages complémentaires (lui impuissant mais lucide et elle, dotée de l’arme ultime mais ne se rendant pas compte de ce qui se passe et se contentant de suivre les ordres) fait qu’on accroche bien. On a envie d’y croire du plus profond du cœur de la même façon que le couple veut y croire mais l’ambiance montre bien que ça sera dur voire impossible. Rien que de repenser à certaines scènes, je sens la déprime monter :’-(

Quelques mots sur le dessin qui au début m’a paru fatiguant car très simpliste bien que soigné mais agrémenté de nombreux rougissements des pommettes trop crayonnés. Puis on s’y fait et le dessin de Chise vient renforcer la sensation de décalage entre dureté de l’histoire et douceur apparente du personnage, tout comme la dureté du métal ancré dans la chair de ce petit bout d’adolescente immature. Les moments où le dessin redevient plus enfantin ou « grimaçant », on pourrait espérer sourire juste un instant. Moi ça me donne envie de pleurer à chaque fois tant il est perceptible que tout ceci est éphémère et que c’est un instant dont il faut profiter à fond.

Être l’arme ultime c’est dur et ça va faire pleurer dans les chaumières. Surtout que la série a déjà la réputation de ne pas faire dans la dentelle point du vue sentiment et que selon beaucoup le manga va encore plus loin. A conseiller aux lecteurs dont la sensibilité leur permettra de percevoir la détresse de l’histoire sans pour autant leur donner envie d’aller chercher une corde à la cave.