10 janvier 2017

The OA : un avis qui spoile un max

Résumé : Prairie Johnson, une jeune fille aveugle adoptée, réapparaît brusquement sept ans après avoir été enlevée. Elle s’identifie désormais comme étant « The OA ». La disparition de sa cécité ainsi que la nature de sa disparition provoquent bien des questionnements chez les autres, mais celle qui était connue sous le nom de Prairie ne semble pas prête à partager ce qu’a été sa vie pendant les sept dernières années…

Avis qui spoile tout du long et sans pitié :
Netflix aime prendre par surprise. La chaine nous avait déjà fait le coup l’été dernier avec Stranger Things, la série que personne n’avait vu venir. Et qui, il faut l’avouer, était une sacrée réussite. The OA a tenté de reproduire l’exploit, mais, à mon avis, a raté son effet, même si la série soulève quelques questions intéressantes.

Commençons par le positif. Déjà, l’idée de mettre un générique de début au bout de 45 minutes d’épisode, dans la directe lignée d’un Stranger Things qui doit plus être vu comme un long film coupé en huit que comme une série. Ici, le parti pris est totalement assumé et encore plus poussé : il y a une introduction, un générique et le « film ». Dommage que ça marche quand même beaucoup moins bien, notamment en terme de binge watching.

Toute l’intrigue repose donc sur le mystère qui entoure le personnage de Prairie, joué par Brit Marling, également cocréatrice de la série. Autant dire que le choix de l’actrice était très important. Brit Marling est une jolie blonde qui respire la fraicheur, joue très bien la détermination, la fragilité et le retour difficile à la vie de tous les jours après une expérience traumatique, mais, malgré tout, elle a eu du mal à m’embarquer totalement dans son histoire. Je suis restée dans l’attente d’une révélation époustouflante dont elle serait la clé et qui n’est jamais venue, et c’est là que le bât blesse le plus. Tout ça pour ça.

La réception positive ou négative de la série repose entièrement sur la bonne volonté (consciente ou pas) du spectateur à vouloir croire en ce qui est raconté. Soit on marche, on accepte le côté fantastique, on se prend à rêver et on attend une saison 2. Soit on se montre très cartésien, on comprend ce qu’est sans doute la réalité derrière toute l’histoire, on rejette le fantastique et la saison 1 se suffit à elle-même… voire a été un peu pénible à suivre par moments. Je fais partie du deuxième groupe. Ma lecture est simple : la jeune Prairie a été enlevée pendant son séjour à New York, séquestrée et violentée durant des années. C’est ce qui est dit par une jeune fille à la fin quand elle vient se prendre en photo avec Prairie, laquelle la regarde avec de grands yeux ronds comme s’il y avait erreur sur la personne et qui dénote bien au passage d’une forme de dissociation entre sa réalité et celle des autres. Durant sa captivité, des mécanismes de survie semblent s’être mis en place pour préserver une forme d’intégrité de la personne et une volonté de vivre ; la jeune femme s’est inventé des amis imaginaires pour combler la solitude et son esprit s’est mis à divaguer pour trouver une porte de sortie là où il n’y en avait pas. L’illusion de pouvoir en créer une magiquement suffisait à lui donner espoir. Illusion qui est devenue si réelle pour elle qu’elle a entièrement basculé dans son monde intérieur et qu’elle a continué à l’entretenir après sa libération, quitte à se documenter discrètement. Elle a même cherché, par la suite, à convertir d’autres personnes fragiles et donc plus susceptibles de la croire, se faisant passer pour une sorte d’ange porteur d’un message à la croisée de la science et du mystique. On assiste aux balbutiements d’une secte avec une illuminée à sa tête et des gens prêts à la croire. La scientologie est bien né de l’esprit d’un auteur de S.F. après tout. Vous avez en tout cas dû remarquer le parallèle avec le concept même de la série : ceux qui croient et les autres ? Le point positif, c’est que la série divise et alimente les théories en tout genre.

J’ai quelques autres arguments allant dans mon sens bien sûr :
OA dérive de AWAY, comme c’est expliqué clairement à un moment. Prairie est The OA, elle est sa propre porte de sortie, sauf que, comme dit plus haut, il n’y en a pas vers l’extérieur, la porte ne peut donc être que dans sa tête.
Vous les avez trouvés si doués que ça, nos chanteurs/musiciens censés être « bénis des Dieux » ? Honnêtement ? C’est sans doute ce qui m’a rendu assez rapidement sceptique et m’a fait décrocher. L’histoire de la chorégraphie a fini le travail.
Le seul et unique élément vérifié par les « adeptes » est une vidéo d’elle filmée de dos dans le métro. Ils ne trouvent strictement rien d’autre. Ce qui ne les empêche pourtant pas de valider toute l’histoire de Praire juste sur cette base. C’est l’équivalent de croire tout ce que raconte les sites Santé Nutrition et assimilés juste parce qu’ils sont capables de citer le nom d’un docteur ou d’une université.
Ce qui tend à prouver également que Praire invente tout, c’est qu’à travers son récit, on voit ce qu’elle ne pouvait pas voir. Tout particulièrement, ce qui se passait dans des pièces où elle n’était pas.
Quant à la cécité, elle est apparue suite à un traumatisme physique et psychologique dans l’enfance. Si certains perdent la capacité de parler ou une partie de leur mémoire suite à un choc post-traumatique, rien n’empêche que le phénomène inverse se produise, à tout hasard, suite à un viol. Après tout, Khatun, l’inspiration mystique intérieure de Prairie, lui dit bien qu’elle a toujours pu voir.

Rappelons aussi qu’à un moment, quelqu’un suggère que les prémonitions ne sont souvent rien d’autre que l’accumulation de petits signes que l’esprit enregistre inconsciemment et qui finissent par prendre forme dans les rêves ou dans ce que l’on appelle le sixième sens. Il n’y a donc rien de magique à son intuition que quelque chose de terrible allait se produire au lycée à la fin. Elle a fréquenté les élèves, l’établissement, brièvement un lieu de trafic… C’est un peu comme cette vidéo virale, il serait sans doute intéressant de revoir la série en cherchant les indices cachés en pleine vue, mais je vais laisser d’autres s’en charger.
D’ailleurs, au sujet de cette scène, il est évident que la chorégraphie (j’ai envie de dire incongrue dans ce contexte, plutôt que tarte ; il s’agit du chorégraphe de Sia et de l’extraordinaire pub Kenzo après tout) ne fait rien d’autre qu’étonner le tireur. Ils ont juste eu la chance qu’il n’ait pas la gâchette trop facile.

La découverte des livres cachés sous le lit de Prairie enfonce définitivement le clou. Les sceptiques voient leurs pressentiments au sujet de supercherie validés une bonne fois pour toutes. Et, à partir de ce point, si les gens continuent à croire, c’est qu’ils choisissent d’ignorer consciemment un élément qui ne va pas dans leur sens. N’est-ce pas le fondement même des religions après tout ? Ignorer le travail des historiens et les incohérences pour continuer à croire ?

« Plus une culture subit de plaies, plus elle s’invente des totems« . Plus les gens sont en détresse, plus ils sont prêts à croire n’importe quoi et n’importe qui qui pourraient les soulager de leur malheur… ou leur en donner l’illusion. Une phrase un peu trop d’actualité, malheureusement.

13 mai 2015

Avis : The 100

the100posterPrésentation Officielle

Après une apocalypse causée par l’Homme lors d’une troisième guerre mondiale nucléaire, les 318 survivants recensés se réfugient dans des stations spatiales et parviennent à y vivre et à se reproduire, atteignant le nombre de 4000. Mais 97 ans plus tard, le vaisseau mère, l’Arche, est en piteux état. Cent adolescents condamnés pour divers crimes sont envoyés à la surface de la Terre afin de savoir si un retour sur la planète est possible pour toute la population de l’arche. Parmi eux, la fille du médecin-chef et de l’ingénieur en chef, Clarke Griffin, âgée de 17 ans… (Source : France 4)

Avis

Arrivée sur CW en mars 2014, personne ne pouvait alors prédire le succès grandissant qu’allait remporter The 100 au fil des épisodes (29 à l’heure actuelle, une saison 3 dans les tuyaux). Dans les grandes lignes, The 100 est une série post-apocalyptique pour adolescents comme il y en a beaucoup depuis quelques années, aussi bien dans la littérature Young Adult qu’au cinéma et à la télévision.

À son lancement, la série semble même marcher dans les pas d’un autre succès de la chaîne : The Vampire Diaries. Comprendre : des héroïnes et héros beaux, sexy et bien bâtis qui passent beaucoup de temps à se faire les yeux doux et à former des triangles amoureux impossibles, quand ils ne sont pas en train de se trahir et de retourner leur veste. Tout ça sur fond de musique pop un peu trop forte et trop présente. Sauf que, dans le cas de The 100, tout cela vole en éclats après quelques épisodes. L’ambiance de Sa Majesté des mouches s’invite et plus personne ne rigole. Là où certains personnages privilégient la coopération pour survivre en milieu hostile, d’autres pensent dictature et n’hésitent pas recourir à la violence pour faire courber l’échine des plus résistants. Là où il y avait des guenilles et de la crasse se rajoute la couleur rouge du sang frais. Sans oublier qu’ils n’étaient peut-être que 4000 survivants dans l’espace, mais tout le monde n’a pas été éradiqué de la surface de la planète. Loin de là… et ils ne sont pas vraiment contents d’avoir de nouveaux voisins sur leur territoire.

Difficile d’imaginer une série pour adolescents opter pour des choix scénaristiques aussi radicaux et passer la notion de concession à la trappe, et c’est pourtant ce qui fait tout l’intérêt de The 100. Le ton ne cesse de s’assombrir au fil des nombreux rebondissements, parfois à la limite du ridicule, parfois absolument bouleversants et inattendus. Même Clarke ne sera jamais tout à fait là où on l’attend. Le judicieux mélange d’aventure, de noirceur, de bluettes gentillettes et de jeux de massacre donne un bon goût de plaisir coupable et de revenez-y à la série. Attention à la dépendance donc.

À l’origine de la série, il y a une trilogie de livres signée Kass Morgan dont les droits d’adaptation ont été achetés par la chaine avant même la sortie du premier tome. Conséquence immédiate : les deux intrigues se sont développées indépendamment l’une de l’autre et n’ont jamais eu grand-chose en commun à part quelques personnages et une même situation de départ. Ce qui peut parfaitement justifier l’envie de lire l’un et de regarder l’autre, sans pour autant craindre de déflorer l’histoire, mais tout en sachant que la série va beaucoup beaucoup plus loin dans l’inhumain et l’horreur.

Au casting, aux côtés de la jeune avant-garde (Eliza Taylor-Cotter, Bob Morley, Marie Avgeropoulos, Thomas McDonell,…), quelques têtes connues comme Isaiah Washington (Grey’s Anatomy), Henry Ian Cusick (Lost), Paige Turco (Espions d’État) font des apparitions dans le rôle de parents totalement dépassés par les actions de leurs enfants et en proie eux-même à un grave problème de survie dans l’espace. Jason Rothenberg, le showrunner, est, quant à lui, un quasi-inconnu dont c’est la première production d’envergure. Plutôt pas mal pour un débutant.

(Avis initialement publié sur Onirik.net)

4 juillet 2012

Bron / Broen

Suite à l’extinction soudaine de toutes ses lumières, le pont Øresund / Öresund qui fait la jonction entre Malmö en Suède à Copenhague au Danemark se retrouve totalement plongé dans le noir. Quand les lampes se rallument, un corps est retrouvé exactement au milieu, sur la ligne fictive qui sert de frontière entre les deux pays. La macabre découverte va les forcer à coopérer pour élucider le crime. Ainsi débute une enquête casse-tête qui tiendra en haleine jusqu’au dixième et ultime épisode.

Bron / Broen, dont la dualité du titre reflète bien celle de la série en elle-même, est la dernière petite merveille venue de Scandinavie. C’est également la première collaboration de ce type entre la Suède et le Danemark. Le premier obstacle que va naturellement rencontrer le spectateur étranger à ses deux contrées est la barrière de la langue. Car oui, il est vivement conseillé de regarder la série en version originale sous-titrée. Non seulement pour une question d’immersion, mais aussi parce que certains passages ne fonctionnent tout simplement pas une fois traduits en une seule langue. Bien sûr, à moins de connaître soit le suédois, soit le danois, il est difficile de savoir comment s’effectue la communication entre les deux pays (quoique, au bout de 10 épisodes, l’oreille attentive a eu le temps de se former un peu). Par contre, les commentaires et réactions des différents protagonistes indiquent assez clairement qu’il y a eu une incompréhension ou un jeu de mots et le spectateur finira par sourire bien malgré lui, même si ça reste parfois aussi obscur que la blague du rødgrød med fløde du premier épisode (phrase dont la prononciation en danois est tellement spécifique qu’elle servait à détecter les Allemands infiltrés pendant la guerre.)

La dualité se prolonge avec le couple d’enquêteurs Saga Norén / Martin Rohde. Elle, Suédoise, ne sait se présenter qu’en disant « Saga Norén, Länskrim Malmö » (la petite citation qui peut trotter dans la tête très longtemps) et a la particularité d’être atteinte d’une forme d’autisme proche du syndrome d’Asperger qui la rend aussi efficace dans son travail qu’inadaptée socialement quand il s’agit de compatir, mentir et s’autocensurer. Lui, Danois, est plus âgé, a plus de recul, plus de tact, mais éprouve quelques difficultés à gérer sa vie de famille. Son petit regard brillant et amusé, qui en dit long sur ce qu’il pense intérieurement des réactions et réponses totalement inattendues et inadéquates de sa collègue, apportera bien souvent une touche d’humour salvatrice à cette enquête particulièrement retorse. Passant par des phases d’irritation, d’incompréhension, de curiosité, de colère et de tendresse, leur collaboration se révélera payante aussi bien professionnellement que personnellement. Outre l’investigation en elle-même, leur relation est véritablement le moteur de la série qui pousse à avancer pour découvrir ce que le sort leur réserve. Pour le pire et le meilleur…

L’affaire, qui ne s’arrête pas au crime du premier épisode, n’a de cesse de se complexifier au fil des heures. C’est rapidement l’escalade avec enlèvements, chantage, revendications et de nouveaux meurtres. Impossible de deviner où les scénaristes veulent vraiment en venir. Un instant, la piste d’un plan diabolique visant à ouvrir les yeux de l’opinion publique sur les maux du pays se dessine. La minute d’après, c’est celle d’une vengeance contre de grands groupes financiers. À moins qu’il ne s’agisse d’une façon de condamner la surmédiatisation sans âme ni conscience de ces mêmes événements dont se gavent avidement les foules. Il y a d’ailleurs souvent un journaliste impliqué dans ce type d’histoire, et Bron / Broen n’échappe pas à la règle. Les réelles motivations du tueur resteront longtemps un immense point d’interrogation ; au même titre que les nombreux personnages secondaires dont l’utilité dans l’histoire ne saute pas aux yeux. La rencontre de tous ces éléments donnera lieu à une scène excitante à souhait où toutes les pièces du puzzle se mettront finalement en place. Une juste récompense à une attente parfois un peu longue.

Un dernier mot pour conclure : impossible de ne pas mentionner l’esthétique visuelle particulière de Bron / Broen, notamment grâce à l’architecture froide de la Scandinavie sublimée par des plans nocturnes de transition aux tons sépia et verts somptueux. Sans oublier bien sûr ce générique d’ouverture entêtant qui défile au son de la chanson Hollow Talk du groupe danois Choir of Young Believers. Toute une ambiance résumée en quelques images envoûtantes.

Disponible actuellement uniquement en import avec sous-titres anglais, la série ne semble pas encore avoir trouvé preneur du côté des chaînes françaises. Seul Canal + serait intéressé non pas pour la diffuser, mais pour produire un remake en partenariat avec l’anglais Sky Atlantic. Faute de pont entre les deux pays, c’est le tunnel sous La Manche qui pourrait devenir le point de départ de l’affaire. Ce qui risque d’être beaucoup moins pratique pour faire la navette. La saison 2 de la version nordique est quant à elle d’ores et déjà programmée pour fin 2013.

13 mai 2011

Fin de saison 2010-2011 – 2ème partie

Secret Diary of a Call Girl (408 – ITV – 7.8)

Avis : Même si cette dernière saison n’était pas à la hauteur des précédentes, Belle va beaucoup me manquer. J’ai trouvé un peu dommage que l’aspect vie privée soit aussi précipité sur la fin mais j’ai apprécié la toute dernière scène dont je ne peux évidemment pas parler. Paul Nicholls a bien pimenté les choses. Le côté « boulot » était assez différent surtout avec la promotion que reçoit Belle et les collègues qu’elle doit chapeauter pour l’occasion. Charlotte est … intéressante. On était loin de l’esprit détendu du slip du tout début. C’était plus sérieux, moins fou. Mais il y a toujours ce côté charmant malgré tout.
Bilan de la saison : Papatte

 

Spartacus: Gods of the Arena (106 – Starz – 8.4)

Avis : J’étais sceptique, très sceptique. Spartacus c’est avant tout Andy Whitfield. La saison 1 c’est son charisme et ses gambettes. Là c’est une préquelle sans Spartacus mais j’ai été bluffée. Sérieusement bluffée. C’est exactement la même ambiance qui sent la transpiration et les machinations rances. La cruauté, la violence, le sang, le sexe : tout y est et mine de rien ça avait manqué. Retrouver des têtes connues et voir leur ascension, ça fait du bien. Puis il n’y avait pas vraiment trahison puisque Whitfield n’était pas là alors c’était possible de se rouler dans le sable en prenant son pied. Reste que malgré cette preuve que l’histoire suffit à supporter l’absence d’un acteur et que d’autres personnages peuvent se révéler passionnants, je n’ai pas envie de voir la saison 2 de Spartacus en 2012.
Bilan de la saison : Papatte

 

V (210 – ABC – 7.9)

Avis : Cette série a vraiment eu beaucoup de mal à trouver ses marques. La première saison avait déjà eu du mal à démarrer et s’était finie sur quelques épisodes qui donnaient envie de voir la suite. Ici c’est exactement la même chose. On ne sait pas trop où on va, ça tâtonne puis les derniers épisodes balancent la sauce. C’était quand même blindé d’explications tirées par les cheveux et de rebondissements venus de très loin. Sans réelle surprise, il n’y aura pas de saison 3. D’un côté c’est dommage, de l’autre si ça se trouve ça aurait été pareil en saison 3 malgré la fin prometteuse de la 2. Un petit regret donc mais c’était loin d’être la série de la décennie de toute façon.
Bilan de la saison : Papatte

 

Fringe (322 – FOX – 8.8)

Avis : Il aura fallu 2 années pour que j’embarque enfin complètement à bord du train Fringe. J’ai été accrochée à la saison 3 comme jamais. L’idée d’avoir deux types d’épisodes avec des ambiances différentes, des fonctionnements différents était le petit plus qui a tout changé. Un reproche toute fois. Contrairement à Lost qui pouvait me faire passer beaucoup de temps à échafauder des théories et à faire des recherches sur le net, Fringe me porte sans que je ne me pose la moindre question. Je vis ça d’un épisode à l’autre sans me demander ce que l’avenir réserve aux personnages. Il pourrait y avoir des trous dans le raisonnement, je ne m’en apercevrais pas plus. Je n’ai pas plus envie de savoir s’il y a un grand schéma imaginé par JJ qui ressortirait en revoyant tous les épisodes a posteriori. Mais sinon le plaisir (instantané) est là.
Bilan de la saison : Papatte et vivement l’année prochaine.

 

Brothers & Sisters (522 – ABC – 8.9)

Avis : C’est triste de se dire que ça y est c’est fini et que l’épisode 22 aura été le tout dernier alors qu’il restait encore l’espoir d’une saison 6. Heureusement que les scénaristes avaient peut-être senti le vent tourner et qu’ils nous ont offert une fin satisfaisante sans cliffhanger. Ce qui est encore plus dommage c’est que cette saison a été vraiment bonne. Il y a encore eu les traditionnelles disputes, rabibochages et révélations mais dans l’ensemble c’était vraiment travaillé et moins prévisible que les autres années. Tous les personnages ont évolué d’une façon ou d’une autre. Une remontée avant la chute finale.
Bilan de la saison : Papatte

 

The Vampire Diaries (222 – CW – 8.2)

Avis : Comment une série qui avait eu une première saison absolument géniale a pu tomber aussi bas ? C’est rebondissement sur rebondissement mais trop de rebondissements tue tout. Et que je retourne ma veste 4 fois, et que je t’aime, puis je te déteste, puis je t’aime à nouveau, je te pardonne… ou pas finalement. Cette saison est un véritable yoyo qui donne la nausée. Les alliances vont et viennent mais en prenant un peu de recul ça ne ressemble plus à rien. Ne parlons même pas des retournements de situations qui jouent sur la mémoire à court terme du spectateurs. Encore une fois il y avait moyen de faire quelque chose de bien mais les scénaristes ont eu l’air d’avoir du mal à construire une histoire sur la longueur et semblent avoir changé d’idée à plusieurs reprises au cours de l’année. Bref l’ennui profond en ce qui me concerne. Les semblants de phases d’éveil que j’ai eu n’ont été que de courte durée et comme je suis totalement insensible aux deux héros que je trouve aussi peu attirant l’un que l’autre, je n’ai pas pu me rattraper là-dessous pour passer le temps.
Bilan de la saison : Papatte Je vais sans doute m’y remettre à la rentrée mais si le niveau ne remonte pas rapidement, il est fort probable que je m’arrête en cours de route.

 

Nikita (122 – CW – 8.7)

Avis : La bonne surprise de l’année. J’ai dû me faire un peu violence au début parce que j’avais envie d’une série d’espionnage et d’action à la Alias… mais Maggie Q. J’ai un désamour profond pour elle depuis des années. Heureusement qu’au début de la saison, c’est surtout Lyndsy Fonseca qui occupe le devant de la scène. Puis petit à petit je me suis fait happer. Les retournements de situation sont vraiment bien vus et tombent à point nommé. Beaucoup de surprise au rendez-vous et des scénaristes qui donnent l’impression de ne pas hésiter à abattre leurs cartes puisque l’intrigue progresse très très vite et que certains auraient sans doute fait trainer pendant 2 ou 3 saisons. La donne change souvent et le résultat est vraiment dynamique, pas prise de tête mais ça en met plein les yeux. En plus Xander Berkeley, toujours aussi excellent, est sans aucun doute un des méchants de l’année.
Bilan de la saison : Papatte A l’heure où je tape ces lignes, la saison 2 n’a pas encore été confirmée. Donc si saison 2 il y a, j’ai quelques craintes vis à vis de la suite au vu de la fin qui laisse malheureusement présager une suite un peu moins pêchue. Mais qui sait. Je serai peut-être encore agréablement surprise.

 

13 avril 2011

Fin de saison 2010-2011 – 1ère partie

Ayé je suis déjà à la bourre ! La fin de l’année approche à grands pas et j’ai accumulé tout ce qui s’est fini entre temps. Il est temps de m’y mettre.

Dexter (512 – Showtime – 9.1)

Avis : Malgré les fortes ressemblances avec certains éléments de la trame de de la saison 3 (quelqu’un découvre les tendances noires de Dexter, devient son apprenti etc), cette saison passe particulièrement bien. Je savais bien que Rita était un boulet. Là soudainement Dexter est libre de faire ce qu’il veut ; en plus il a la Reine Catherine comme nounou pour le chiard. Les affaires peuvent reprendre et il s’en passe des choses tordues. En passant, Julia Stiles était une jolie addition au casting cette année. Le personnage de Lumen trouve sa place à merveille et tire l’histoire vers l’avant. Les scénaristes semblent avoir retrouvé de la vigueur et j’espère que ça va continuer.
Bilan de la saison : Papatte

 

Medium (713 – CBS – 8.8)

Avis : J’ai savouré cette dernière saison autant que possible et je n’ai pas eu la sensation à un instant que ça s’était essoufflé au fil des années, pourtant on était en saison 7. C’est vraiment avec un gros pincement au cœur que j’ai vu la petite famille Dubois évoluer pour la dernière fois et j’ai fini en larmes lors du dernier épisode 1) parce que c’était vraiment triste 2) parce que j’étais en deuil. Sans doute la série qui me manquera le plus dans les années à venir.
Bilan de la saison : Papatte

 

Lost Girl (113 – Showtime – 8.8)

Avis : La bonne surprise du début de l’année. Cette série est en accord parfait avec mes lectures. On se croirait plongé dans le monde de Merry Gentry avec les Faes, les deux cours, les luttes de pouvoir, c’est ultra-riche en créatures fantastiques en tout genre et il y a le côté sexy bouillant qui colle bien à l’environnement. C’est marrant, culotté et ça ose beaucoup de choses que la télé américaine n’ose pas (c’est canadien). Les enquêtes sont plus ou moins bonnes mais dans l’ensemble ça s’en sort très bien et j’étais accro à la fin du premier épisode de toute façon, à 100% sous le charme des personnages. J’attends avec énormément d’impatience la reprise en septembre.
Bilan de la saison : Papatte

 

The Closer (615 – TNT – 8.7)

Avis : Brenda et son équipe sont égaux à eux-même et c’est comme ça qu’on les aime. Les enquêtes tiennent la route, c’est un peu comme Medium, les scénaristes semblent toujours motivés et trouvent de bonnes idées. Il se passe quand même pas mal de choses dans cette saison avec un déménagement, une possibilité d’évolution et un peu de cat fight pour aller avec tout ça. C’est amusant de la voir travailler avec Fritz qui officie en tant qu’agent de liaison entre le FBI et la police. La vie familiale de Brenda est aussi perturbée par l’arrivée de sa nièce à problèmes et bien sûr un passage des parents. Aller plus qu’une saison avant la fin mais ça sera avec plaisir.
Bilan de la saison : Papatte

 

Lie to Me (313 – FOX – 8.7)

Avis : Je n’y peux rien, je suis ultra-fan du personnage de Cal Lightman. Les histoires ne sont peut-être pas au même niveau (et il y en a eu des très mauvais) mais le simple fait de le voir déstabiliser et regarder de travers les coupables me suffit pour me frotter les mains. J’adore sa relation avec Gill, j’adore sa relation avec sa fille. C’est peut-être plus une histoire de personnages pour moi mais j’en redemande et j’espère vraiment que la série sera renouvelée pour une 4ème saison.
Bilan de la saison : Papatte

 

Sherlock (103 – BBC – 9.0)

Avis : Wouah, ça c’est de la série qui dépote. C’est intelligent, dynamique, surprenant. Benedict Cumberbatch est le Sherlock Holmes parfait, à la hauteur de Jeremy Brett (ce qui n’est pas peu dire). Dommage que le deuxième épisode ne soit pas à la hauteur des deux autres (ordre de tournage oblige) et surtout dommage qu’il n’y ait eu que 3 épisodes cette année. Peu importe que les adaptations soient un peu « libres », la transposition à notre époque marche particulièrement bien et donne tout son charme à cette version. Je me suis empressée de faire l’acquisition du DVD que je reverrai avec plaisir.
Bilan de la saison : Papatte